Confinement en Occitanie : la limitation des déplacements et des activités a un impact positif sur la qualité de l'air

Un bilan publié par l’Atmo, l’observatoire régional de l’air en Occitanie, confirme une baisse des niveaux de dioxyde d’azote pendant le troisième confinement en 2021. Un confinement qui a cependant eu moins d’impact sur la baisse de ces niveaux que celui de 2020.

Toulouse en mars 2020 durant le confinement.
Toulouse en mars 2020 durant le confinement. © maxppp VALENTINE CHAPUIS

Selon un premier bilan dressé par l’Atmo, l’observatoire régional de l’air, le confinement 2021 a eu un impact positif sur la qualité de l'air en Occitanie. Durant ces quatre semaines, les mesures de restriction, de limitation de nos déplacements et de nos activités, ont joué un rôle important.

Le dernier confinement a eu un impact sur la baisse des niveaux de dioxyde d’azote et ce à proximité des grands axes routiers et en milieu urbain dans la région Occitanie. Les niveaux sont inférieurs de 30% par rapport à la situation normale des années 2017, 2018 et 2019, et cela en lien évidemment avec les mesures de restriction de circulation mises en place pendant la crise sanitaire.

© ATMO Occitanie.

En revanche, le confinement 2021 a moins d’impact sur la baisse des niveaux de dioxyde d’azote que le confinement 2020, précise l’étude. A noter que la baisse des niveaux de dioxyde d'azote est plus marquée le week-end.

"A proximité des grands axes routiers ainsi qu’en situation de fond sur la région, les niveaux de NO2 sont inférieurs de 40% et 35% le week-end. Cette différence est moins marquée du lundi au jeudi (25%). Cela est cohérent avec le maintien des déplacements liés aux activités professionnelles durant la semaine et la limitation des activités de loisirs et déplacements associés le week-end.".

Tendances depuis le début de l’année 2021

Les niveaux de dioxyde d’azote sont plus faibles en 2021 en moyenne sur la période de janvier à avril par rapport à l’année 2020 sur les grands axes routiers et en milieu urbain de la région Occitanie. En revanche, à partir de la mi-mars 2021 avec l’allègement des restrictions des déplacements les niveaux sont plus élevés qu’en 2020. 

Particularités sur une journée type

Le profil journalier lors du troisième confinement en 2021 montre des niveaux de dioxyde d’azote moins élevés que par rapport à la situation normale. Les niveaux restent cependant plus élevés en comparaison à la situation de 2020.

"En 2021, le pic du matin est moins influencé par les mesures de restrictions que le pic du soir. Ce dernier apparaît plus tôt, du fait de l’effet du couvre-feu, tout en demeurant moins élevé qu’en situation « normale ». En fond urbain, le couvre-feu n’a pas un impact aussi marqué sur les concentrations observées en NO2 qu’en proximité du trafic routier, probablement du fait de l’influence de sources plus variées en fond urbain. Les écarts entre 2020 et 2021 sont plus importants lors de l’heure de pointe du matin, en lien avec l’allègement des restrictions de circulation cette année".

Un impact qui diffère selon les territoires en Occitanie

C’est sur Toulouse que l’écart entre les niveaux 2021 et la situation normale 2017/2018/2019 est le plus faible en comparaison avec Montpellier et Nîmes. Une situation principalement liée à la composition du tissu économique sur le territoire avec notamment  un bassin industriel plus important à Toulouse, dont les activités ont continué à fonctionner en 2021.

"Cela est également cohérent avec les observations réalisées après le premier confinement 2020 mettant en évidence une reprise d’activité très rapide sur le territoire toulousain à partir de la levée des restrictions de circulation".

© ATMO Occitanie

La baisse du niveau de dioxyde d’azote est plus marquée dans les agglomérations de Montpellier et Nîmes.

"A proximité des grands axes routiers, les concentrations de NO2 sur la période de confinement 2021 sont inférieures de 43% sur Montpellier et 37% sur Nîmes par rapport à la situation  normale".

En milieu urbain, les concentrations de NO2 sur la période de confinement 2021 sont inférieures de 30% sur Montpellier et 40% sur Nîmes par rapport à la situation normale.

"Sur Montpellier et Nîmes, les différences de concentrations pendant la période de confinement 2021 et la situation « normale » sont plus élevées en raison notamment de nombreux secteurs d’activités de services et touristiques toujours fortement impactés par la crise sanitaire".

Enfin, en milieu urbain sur les agglomérations de Perpignan, Castres, Albi, Tarbes, les concentrations de dioxyde d’azote sont inférieures de 2% à 25% sur la période de confinement 2021 par rapport à la situation normale.

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