Coronavirus : les secouristes appellent à ne plus aller en montagne le temps de la crise

Les secouristes du PGHM de Luchon ont notamment relayé l'appel de leurs collègues urgentistes sur leur page Facebook. / © PGHM Luchon
Les secouristes du PGHM de Luchon ont notamment relayé l'appel de leurs collègues urgentistes sur leur page Facebook. / © PGHM Luchon

Comme leurs collègues alpins, les secouristes dans les Pyrénées appellent les pratiquants de sports de glisse et autres randonnées à ne plus aller en montagne, et ce, afin de limiter les accidents et donc d'éviter d'encombrer des urgences déjà saturées par l'épidémie de coronavirus.

Par Marie Martin

C'est un message on ne peut plus sérieux que tentent de faire passer aujourd'hui les secouristes de haute montagne.
Le massif des Pyrénées continue d'être fréquenté par les amoureux de la glisse et de la randonnée, malgré la fermeture des stations de ski. Et ce n'est pas une bonne idée.
 


Le PGHM (peloton de gendarmerie de haute montagne) de Luchon, dans le département de la Haute-Garonne, tire la sonnette d'alarme, via sa page Facebook. "À partir de demain mardi, le ciel va redevenir bleu, la neige sera là et les montagnes seront belles. Grande est la tentation de faire un tour. Cependant, la situation présente et surtout à venir est telle que chaque ressource, chaque minute qui sera consacrée par les équipes médicales à un secours en montagne pourrait être retranchée à la prise en charge de l'épidémie COVID-19 en cours, et donc, in fine, très probablement au détriment d'un autre patient".
En d'autres termes, le PGHM est évidemment toujours mobilisé mais chaque accident, chaque intervention donneront lieu à des transports vers des services d'urgences qui font face en ce moment à une épidémie galopante.
 


Le PGHM, en relayant ce message de la plus haute importance de leurs collègues urgentistes, en appelle à la responsabilité de chacun. Il y a des priorités. Et se faire plaisir, en ayant conscience des risques encourus par des activités en montagne, n'en est clairement pas une.

Avant eux, les secouristes italiens et leurs homologues français dans les Alpes avaient déjà délivré le message, constatant une présence très importante des parkings au pied des domaines skiables pourtant fermés.

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