Les corridas de dimanche consacrent Manuel Escribano, Paco Ureña, Mendoza et Ponce

Nîmes - Paco Ureña obtient une oreille - 24 mai 2015. / © Blaise Volckaert
Nîmes - Paco Ureña obtient une oreille - 24 mai 2015. / © Blaise Volckaert

Lors de la corrida de feria de Pentecôte à Nîmes, où a été combattu dimanche un lot de toros de l'élevage de Victorino Martin, Manuel Escribano et Paco Ureña, ont obtenu chacun une oreille. Durant la corrida mixte matinale, six oreilles au total ont été coupées.

Par FD avec afp


Le lot de Victorino Martin, bien présenté, a offert aux aficionados un intérêt constant. Par leur combativité et pour plusieurs d'entre eux pour leur noblesse, les toros ont été des adversaires particulièrement décisifs pour la physionomie de cette corrida.

Face sans doute aux deux exemplaires présentant le plus de danger, Rafaelillo a démontré tout au long des combats, une vaillance à toute épreuve, ne ménageant aucun effort pour, à la muleta et malgré le péril, composer des faenas d'émotion.
Particulièrement en vue tout au long de l'après-midi, Manuel Escribano, dans toutes les phases du combat, y compris aux banderilles, a étalé sa générosité et son engagement.
Si son dernier adversaire ne lui a pas permis de briller totalement, le Victorino Martin précédent, lui a offert la possibilité d'exprimer son style, sa sincérité, son ardeur et la valeur artistique de sa faena.

Pour Paco Ureña, qui a fait sa présentation à Nîmes, confirmation devant son premier toro, d'une personnalité de choix, grâce à un torero d'une remarquable limpidité avec des séquences lentes et harmonieuses. Face à son dernier opposant, le tempérament avancé par l'animal ne lui a toutefois pas permis de confirmer la valeur de ses gestes.

Arènes de Nîmes : quatrième corrida de la feria de Pentecôte
Rafaelillo: un avis avec saluts et un avis avec saluts
Manuel Escribano: une oreille et un avis avec silence
Paco Ureña: une oreille et applaudissements
Bétail: lot de Victorino Martin, bien présenté, possédant de la caste et de la noblesse aussi pour plusieurs pensionnaires de l'élevage
Temps: ciel partiellement nuageux 
Entrée: 8.500 spectateurs

Corrida mixte matinale de dimanche, six oreilles au total ont été coupées

Quatre trophées ont été obtenus par le torero valencien qui, venu à Nîmes fêter le vingt-cinquième anniversaire de son alternative, a offert des moments de gala.

Composé de toros de plusieurs élevages (Bohorquez, Alcurrucen, Victoriano del Rio, Domingo Hernandez et Juan Pedro Domecq), le lot de correcte présentation a donné dans l'ensemble un jeu permettant à chacune des personnalités du cartel de se distinguer.
Pablo Hermoso de Mendoza, d'abord. Face à son premier adversaire, le caballero a proposé un combat de grand relief avec des figures spectaculaires et une maitrise absolue. Par la suite hélas, l'acier au moment de la mort de son deuxième adversaire, lui a interdit de renouveler ce succès.

Avec Enrique Ponce, plusieurs grandes phases exceptionnelles vécues par les aficionados tout au long de ce rendez-vous. Venu pour combattre quatre toros (il en a offert un supplémentaire en fin de corrida), le torero espagnol a une nouvelle fois étonné par sa technique et son art. Sa deuxième faena notamment, avec des séquences lentes, a constitué un véritable festival esthétique, malheureusement gâché avec les aciers.
Mais c'est au sixième toro que l'enthousiasme s'est amplifié, quant, au moment de l'estocade, le ténor Francesco Demuro, présent sur les gradins et ami du maestro, a entonné un air d'opéra de Puccini, tandis que la matador voyait rouler à ses pieds son adversaires. Délire dans toute l'arène et nouvelle séquence indescriptible tout au long du dernier combat avec, à nouveau, une faena douce, sereine et magistralement conduite, finissant de parachever le triomphe d'Enrique Ponce.

Arènes de Nîmes : corrida mixte matinale de la feria de Pentecôte
Pablo Hermoso de Mendoza: deux oreilles et silence
Enrique Ponce: tout de piste, un avis avec saluts, silence, un avis avec deux oreilles et deux oreilles.
Bétail des élevages (Bohorquez, Alcurrucen, Victoriano del Rio, Domingo Hernandez et Juan Pedro Domecq) donnant dans l'ensemble un jeu intéressant. Le sixième toro, appartenant à l'élevage de Juan Pedro Domecq a été honoré d'un tour de piste posthume.
Temps: ciel dégagé, puis légèrement couvert
Entrée: 13.000 spectateurs

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