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La crèche de la mairie de Béziers est une animation plus culturelle que religieuse pour la justice

La crèche installée dans le hall de la mairie de Béziers / © PASCAL GUYOT / AFP
La crèche installée dans le hall de la mairie de Béziers / © PASCAL GUYOT / AFP

Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté le recours demandant l'annulation de la décision d'installer une crèche de la nativité dans l'Hôtel de ville de Béziers. Il n'a donc pas suivi les conclusions du rapporteur public, ce qui est extrêmement rare, donnant ainsi raison à Robert Ménard.

Par Fabrice Dubault


La requête de la Ligue des droits de l'homme est donc rejetée par le tribunal administratif de Montpellier. Ce dernier estimant que la crèche relève plus de l'animation culturelle que religieuse, sans prosélytisme, tout en confirmant toutefois que la "crèche a une signification religieuse".

La Ligue des droits de l'homme et un Biterrois, tous requérants dans cette affaire, ont l'intention d'interjeter appel.
Il faudra donc attendre l'arrêt de la Cour d'Appel de Marseille, pour confirmer ou infirmer la décision du tribunal administratif de Montpellier.

Le tribunal administratif relève que :

  • "la crèche de la nativité (...) est constituée de sujets représentant Marie, Jospeh, accompagnés de bergers à coté de la couche de l'enfant Jésus; une telle crèche constitue l'exacte reproduction figurative de la scène de la naissance de Jésus de Nazareth, telle qu'elle est décrite dans l'évangile selon Luc; qu'ainsi elle a une signification religieuse"
  • "cependant l'installation de cette crèche dans l'hôtel de ville a constamment été présentée  (...) comme une exposition s'inscrivant dans le cadre d'animations culturelles organisées à l'occasion des fêtes de Noël dans le coeur de ville, sans qu'aucun élément du dossier ne vienne révéler une intention différente et/ou la manifestation d'une préférence pour des personnes chrétiennes"
Ainsi, le tribunal administratif de Montpellier semble considérer que dès lors que l'atteinte au principe de laïcité se fait sans preuve d'une discrimination, et sous couvert de culture, il n'y a pas de problème.

Pour la LDH, "cette analyse, surprenante d'un point de vue juridique, l'est également d'un point de vue factuel, notamment par l'assimilation récente de prénom par le Maire à une religion, dans l'affaire des fichiers, puis par la critique de la présence trop importante d'étrangers que ces prénoms révèlent, les musulmans étant pour le Maire des étrangers...


Et la LDH d'ajouter, quid d'une municipalité qui célébrerait ainsi la fête de l'Aïd ou la fête de Hanouka? Ou une fête taoïste, shintoïste, bouddhiste ? Ou une fête naturiste, les philosophies de vie ressortant également de la liberté de conscience.

Chaque ville pourra, dans le ressort du tribunal administratif de Montpellier, mettre en place ses célébrations religieuses, dès lors qu'elles seront présentées de façon culturelles.

La réaction de la mairie de Béziers

Avec le jugement du tribunal administratif de Montpellier de ce jour, c'est une cinquième (!!!!) fessée judiciaire que se voit infligée la Ligue des droits de l'Homme (LDH). Une telle répétition d'échecs, sur des sujets différents, tend à prouver combien les recours de cette association ne doivent pas grand chose au droit, mais presque tout à une idéologie aussi intolérante que sectaire.


Et d'ajouter : "Le tribunal n'a relevé aucune entorse à la laïcité, aucune discrimination, aucun tort porté à quiconque. Il constate, au contraire, avec bon sens, que cette crèche, sans qu'il soit besoin de se référer à une tradition locale, est un élément culturel d'une civilisation qui porte un nom : la civilisation française et européenne".

N'en déplaise à la Ligue des droits de l'Homme, il y aura donc encore en 2015 une crèche en mairie de Béziers" conclut le communiqué.

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