Disparition de Delphine Jubillar dans le Tarn : la justice rejette la demande de remise en liberté de son mari

Ce 21 septembre 2021, la Chambre d'instruction de la Cour d'appel de Toulouse a une nouvelle fois rejeté la demande de remise en liberté de Cédric Jubillar, le mari de Delphine, l'infirmière tarnaise disparue depuis le 17 décembre 2020.

La Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Toulouse a rendu ce mardi 21 septembre 2021 sa décision concernant la remise en liberté de Cédric Jubillar. Le principal suspect dans la disparition de sa femme Delphine reste en prison.

La justice a ainsi rejeté, pour la troisième fois, la demande de remise en liberté du peintre-plaquiste. Cédric Jubillar est donc maintenu en détention à la maison d'arrêt de Seysses en Haute-Garonne. 

Le 8 juillet 2021, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Toulouse avait une première fois rejeté une demande de remise en liberté, puis le 2 septembre 2021, le juge des libertés et de la détention avait pris une décision similaire.

La défense va refaire une demande de remise en liberté

Ce troisième rejet est logique car le calendrier judiciaire de l'affaire est loin d'être bouclé. En effet, Cédric Jubillar devra répondre sur le fond aux questions du magistrat instructeur à la mi-octobre. Enfin, les analyses de la couette, indice important, ne sont toujours pas connues.  

Nous ne voulons pas noyer la justice sous une masse de demandes de remise en liberté toutes les semaines, mais il y en aura d'autres dans les prochaines échéances. C'est sûr. Le traitement fait à mon client est proprement scandaleux.

Me Jean-Baptiste Alary, avocat de Cédric Jubillar

Isolement prolongé de trois mois

De plus, le principal suspect dans la disparition de sa femme Delphine, est toujours placé à l'isolement. L'administration pénitentiaire a décidé de prolonger de trois mois sa détention à l'isolement, pour des raisons de sécurité et parce que la direction pénitentiaire serait incapable de proposer à C. Jubillar une cellule individuelle, selon ses avocats.

Depuis plusieurs mois, les avocats du mari de l'infirmière s'insurgent contre cette détention, soulignant qu'il n'y a dans ce dossier "aucune preuve" de la culpabilité de leur client.

Cédric Jubillar est enfermé 22h sur 24 dans sa cellule. Il ne sort que deux heures par jour en promenade dans une cour, tout seul. C'est le sort réservé aux détenus qui font l'objet de sanction disciplinaire.

Me Jean-Baptiste Alari, avocat de Cédric Jubillar

De son côté, Me Laurent de Caunes, l'avocat de la famille de l'infirmière, estime que le maintien en détention "est tout a fait normal dans le contexte de cette procédure" soulignant "(qu')il faut tout faire pour préserver l'enquête et l'instruction".

L’homme de 33 ans, a été mis en examen le 18 juin dernier pour le meurtre présumé de son épouse Delphine, disparue à Gagnac-les-Mines dans le Tarn depuis le 15 décembre 2020.

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