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Edouard Elias, jeune photographe passionné et talentueux

la photo portée par les élèves de l'école de Condé / © France 3 Lorraine
la photo portée par les élèves de l'école de Condé / © France 3 Lorraine

A seulement 23 ans, Edouard Elias est déjà un photographe de guerre expérimenté. Il a travaillé dans des camps de réfugiés en Turquie et Birmanie et, bien-sûr, en Syrie. Il ramène de ses voyages des photos parfois très dures mais qui traduisent toujours une grande humanité. 

Par Avec AFP


Edouard Elias a beaucoup voyagé dans son enfance. Il a notamment vécu 10 ans en Egypte. C'est sa compréhension de l'arabe, de l'italien et de l'anglais qui lui permettra plus tard d'aller au plus près des populations.

En 2009, il rentre en France. La famille de sa mère est originaire du Gard. Ses grands-parents, Jean-Marie et Josette Dunaud vivent à St Quentin-la-Poterie, à une trentaine de kilomètres de Nîmes. Ils prennent soin de lui après le décès de ses parents. 

Edouard Elias poursuit sa scolarité au lycée Charles-Gide à Uzès dans le Gard, puis commence ses études supérieures à Sup de Co Montpellier. Dèjà, il transporte partout son appareil photo. Et c'est pour cette passion qu'il décide finalement de partir à Nancy étudier dans une école d'arts, l'école Condé. C'est là qu'il découvre et se passionne pour la photographie de guerre.  "Ce n'est pas une tête brûlée, ni un va-t-en-guerre, mais quelqu'un de très
posé et consciencieux", a raconté l'un de ses professeurs à Nancy, Olivier Cahez, cité par l'Est Républicain.

Encore étudiant, il se fait connaître à 21 ans, lorsqu'il décide de partir faire un reportage en Syrie, en août 2012, sans aucune commande. A son retour,
il démarche des journaux avec une série intitulée "Le Martyre d'Alep". En vain. Avant de rencontrer deux pointures de la profession lors du festival Visa pour l'Image de Perpignan, Rémy Ourdan et Laurent Van der Stockt. Bluffés par son travail, ils l'aident à signer avec l'agence Getty et ses photos sont publiées dans Paris Match, Der Spiegel et le Sunday Times. Le jeune photoreporter décide alors de mettre fin à ses études.

Sur son site, Edouard Elias présente ses deux portfolios de Syrie, dont la série prise lors de la bataille d'Alep à l'été 2012, et une autre datant de janvier dernier. Son modèle : le photographe russe Yuri Kozyrev, connu pour ses photos en Tchétchénie et en Irak.

Jeune homme passionné, il est décrit par ses proches comme très sensible, bouleversé par les drames qu'il avait vus et conscient du danger, mais cherchant toujours à s'en approcher au plus près pour pouvoir mieux en témoigner.

Le photographe indépendant retourne en Syrie, en compagnie du journaliste Didier François, missionné par Europe 1 pour son site web. C'est là, à un check-point dans la région d'Alep, que les 2 hommes sont enlevés le 6 juin 2013. 
Les 2 journalistes viennent d'être libérés, ce samedi matin, après 10 mois de captivité. Ils devraient être de retour en France demain dimanche.

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