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Qui aime bien châtie bien, de la maltraitance ordinaire à l'éducation bienveillante

© Amalia Escriva
© Amalia Escriva

C'est confirmé par les neurosciences, la maltraitance ordinaire à l’encontre des enfants est néfaste pour leur développement physique et intellectuel. Dans son film, Amalia Escriva, à travers l'éducation stricte qu'elle a reçue enfant, interroge et propose une autre éducation possible...

Par Guiseppin Marie-France

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Les claques et les fessées sur les enfants, ont longtemps été considérées comme éducatifs. C’est ce que l’on pensait et que l’on pense encore, dans certaines familles et dans tous les milieux.

Extrait :
Extrait du documentaire Qui aime bien châtie bien
Alors que les neurosciences prouvent ce que les psychologues dénoncent depuis les années cinquante, à savoir qu’une éducation stressante, basée sur la crainte des parents, ou des enseignants, est extrêmement toxique pour le développement affectif et cérébral des enfants, le Parlement adopte définitivement la loi, le mardi 2 juillet 2019, interdisant toutes les «violences éducatives ordinaires», dont la fessée , à l’encontre des enfants.

Dans ce documentaire, la réalisatrice, Amalia Escriva, prend comme thème de réflexion l’éducation stricte qu’elle a reçue enfant, et la façon dont elle a tenté d’élever autrement ses propres filles. Elle se lance dans une observation tendre, à la rencontre des émules d’Alice Miller, psychanalyste et écrivain et mère de l’Education bienveillante.
© Amalia Escriva
© Amalia Escriva
Ce film propose aux parents une autre éducation possible. Observant les enfants de la crèche Fleurs de coton d’Entraigues-sur-la-Sorgue dans le Vaucluse, où le personnel met en pratique de douces méthodes éducatives, la réalisatrice interroge dans le Gard, à Bagnols-sur-Cèze, Brigitte Oriol, psychologue et ancienne assistante d’Alice Miller, ainsi qu’Olivier Maurel, professeur et auteur d’ouvrages sur la non-violence, dans la lignée d’Alice Miller.

De son côté, Catherine Gueguen, pédiatre, apporte des preuves scientifiques aux travaux théoriques d’Alice Miller, et démontre les effets directs d’une éducation stressante sur le bon développement du cerveau des petits. La réalisatrice se penche aussi, avec humour, sur un groupe d’écoliers de Villeneuve-lès-Avignon dans le Gard, qui rêvent d’avoir des parents « plus sympas »...
© Amalia Escriva
© Amalia Escriva

Documentaire "Qui aime bien châtie bien"
Un film écrit et réalisé par Amalia Escriva
Une coproduction Mélisande films et France Télévisions

Diffusion sur France 3 Occitanie le lundi soir 30 septembre 2019, à 22h35

 
Amalia Escriva en tournage / © Hugues Landry
Amalia Escriva en tournage / © Hugues Landry

Amalia Escriva, réalisatrice et autrice du documentaire

Après l’ENAEC ; Ecole d’Art de Cergy Pontoise, puis l'ENSAD ; École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, à Paris, dans la section vidéo, Amalia Escriva été admise à La FEMIS ; Fondation Européenne des Métiers de l'Image et du son, département réalisation. En 1995, Amalia Escriva a eu le privilège d’être pensionnaire à la Villa Médicis à Rome en tant que cinéaste, et en 1999, nommée membre de La Casa de Vélasquez ; Académie de France à Madrid.
 
Amalia Escriva a réalisé des films d’art, des portraits, des films sur la musique, des films de société, et d'autres plus personnels autour de son héritage algérien. Ses films ont été diffusés par la RTBF, Arte, France 5, France 3, France 2.
 
Amalia Escriva a également mis en scène un long-métrage de fiction produit par Serge Lalou (Films d'Ici) : Avec tout mon amour sorti en salle en 2001, co-écrit avec le scénariste et auteur de théâtre Christophe Pellet, avec Dominique Blanc, Dominique Reymond, Jeanne Balibar et Bruno Todeschini. (Sélection officielle au Festival de Locarno, prix du meilleur premier scénario au Festival Premiers Plans d’Angers.)
 
Dans ses documentaires, le texte de la narration est primordial et constitue un véritable travail d'écriture. D’autre part, Amalia Escriva écrit régulièrement des textes radiophoniques, monologues, pièces et feuilletons, pour les département fictions et documentaires de France Culture (Blandine Masson, Céline Geoffroy d’un côté, et Irène Omélianenko de l’autre).
 
Enfin, la réalisatrice encadre des ateliers d’écriture cinématographique, documentaire et fiction, au sein du GREC (Groupe de Recherche des Etudes Cinématographiques), et intervient ponctuellement à La FEMIS et à l’École d’Art Visuel de Lausanne.
 
Parallèlement, elle a été lectrice de scénarii de fiction pour TF1 et surtout pour Canal + pendant plusieurs années, membre du jury d’attribution d’aides au Groupama, puis au CNC, membre de la commission de la bourse Brouillon d’un rêve de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédia), experte également de la commission de classification en fiction au CNC, membre de la commission d’attribution de l’aide documentaire au Conseil Général de Bretagne, et membre de la commission télévision de la SCAM et de l’attribution du prix SCAM pour l’année 2018 et pour 2019 également.

 

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