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Filière djihadiste : Lunel, ville traumatisée ?

Depuis l'arrestation de cinq personnes la semaine dernière et la mort de six Lunellois partis faire le djihad, Lunel est sous le feu de la presse nationale et internationale. La majorité des 26 000 habitants de cette ville héraultaise ne se reconnaît pas dans le portrait dressé par les médias. 

Par Armelle Goyon

Il y a 3 mois encore, Lunel était surtout connue localement pour son marché du dimanche et au-delà pour son muscat. Depuis, six de ses enfants sont morts en Syrie et trois autres ont été arrêtés pour y avoir peut-être contribué. La presse s'en est fait l'écho dans le monde entier, renvoyant à ce gros bourg, une image qui lui semble déformée.

Les frères Bahdi tiennent leur boucherie à deux pas de la place où la police est intervenue mardi. Les événements n'ont rien changé à la fréquentation très cosmopolite de leur commerce. Mais on sent qu'ils ne leurs ont pas fait du bien.

Certains préfèrent rire de la situation, comme ce restaurateur qui parie que l'actualité va booster la fréquentation de la ville, en attirant son lot de curieux.

Absent médiatiquement depuis le début de cette affaire, le maire de Lunel veut croire qu'il s'agit d'un épi-phénomène qui sera vite oublié.

Lunel, ville traumatisée ?
Reportage : S.Navas/P.Trouillet


Lunel semble aspirer à vite redevenir la cité pescalune plutôt que la capitale française du Jihad. Ce qui ne signifie pas que tous les problèmes seront pour autant réglés.

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