Football : le bâton de Bourbotte, l'autre enjeu du derby Montpellier-Nîmes

Les supporters du MHSC lors du derby entre Montpellier et Nîmes en février 2019. / © PASCAL GUYOT / AFP
Les supporters du MHSC lors du derby entre Montpellier et Nîmes en février 2019. / © PASCAL GUYOT / AFP

Le derby footballistique entre le Montpellier et Nîmes attise les passions. Mais le derby a un but caché : qui à la fin de la rencontre, sera le détenteur du bâton de Bourbotte, détenu actuellement, dans l’anonymat quasi-absolu, par le club pailladin ?

Par Daniel De Barros

Le bâton de Bourbotte. Inconnu du grand public et même de la grande majorité des joueurs et entraîneurs de Ligue 1, le bâton de Bourbotte est un trophée virtuel. Créé en 2008 par le blog spécialisé dans le football Poteau rentrant, il a été accordé rétroactivement à Lille, premier champion de France de football de l’après-guerre. Le bâton est baptisé ainsi du nom du capitaine du LOSC de l’époque, François Bourbotte.


Créé en 2008


Après la disparition de Poteau rentrant en 2013, deux sarthois, Guillaume Amary et Paul-Roger Huet ont relancé le trophée, créant même un site spécialement dédié. Ce trophée est inspiré du bâton de Nasazzi qui, depuis 1930 et la victoire de l’Uruguay en Coupe du monde, se transmet entre équipes nationales. Cinquante deux clubs différents ont détenu le trophée, Nantes possédant le record de possession avec 195 rencontres.
 
Blaquart (Nîmes olympique) et le bâton de bourbotte

Le bâton de quoi ?


Le principe est simple : chaque équipe qui bat le détenteur du bâton, lors d’une rencontre de championnat de première division, s’en empare. Et ainsi de suite. Or, le 14 septembre dernier, le MHSC s’est emparé du bâton de Bourbotte en battant son propriétaire de l’époque, l’OGC Nice. Questionné sur ce bâton, l’entraîneur du Nîmes Olympique, Bernard Blaquart avoue, tout sourire, son ignorance : « Le bâton de quoi ? Alors si on bat Montpellier, c’est nous qui le détenons. Et si on perd après contre Saint-Etienne, c’est Saint-Etienne qui le détient ? D’accord. J’aurais appris quelque chose (rires) ».
 


Si le Nîmes Olympique s’impose à la Mosson, les gardois feraient d’une pierre deux coups. Ils infligeraient aux Montpeliérains un revers historique. Et mettraient du même coup la main sur le bâton de Bourbotte. Au grand damn des supporters pailladins.

 

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