Gard : l’auteur d’un double meurtre en 2017 ne sera jamais jugé

Accusé du meurtre de sa mère et d’une amie de celle-ci en 2017 à Molières-sur-Cèze, à 25 kms au nord d’Alès, il ne sera jamais envoyé devant une cour d’assises. La chambre de l’instruction de la cour d’Appel de Nîmes l’a jugé pénalement irresponsable.
 

Molières-sur-Cèze, le 13 janvier 2017
Molières-sur-Cèze, le 13 janvier 2017 © FTV
Le 13 janvier 2017, il s’était rendu chez sa mère, 86 ans, à Molières-sur-Cèze, à 25 kms au nord d’Alès. Il l’avait alors frappée de plusieurs coups de couteau. Il avait également tuée une amie de la victime, âgée de 76 ans, présente dans l’appartement. L’alerte avait été donnée par une voisine. L’homme, toujours muni de son arme, avait été interpellé juste après par les gendarmes.

Placé en garde à vue, il avait été interné dans un service psychiatrique. Déjà connu pour de nombreux troubles du comportement, il ne pourra pas être jugé pour les faits qui lui sont reprochés. L’abolition du discernement a été reconnue après trois expertises psychiatriques  unanimes indique Objectif Gard. Une information que nous a confirmée son avocat.   

Un lourd antécédent psychiatrique

«La décision de la cour d’appel n’est pas une surprise estime son avocat Lionel Marzials. Mon client est sous traitement depuis 1999. Il souffre de schizophrénie et se soigne à l’aide de psychotropes. Il a été hospitalisé sous contrainte à plusieurs reprises. Il a d’ailleurs conscience de sa dangerosité ».
A propos des faits, cet homme, aujourd’hui âgé de 64 ans, explique avoir entendu des voix qui le poussaient au meurtre. « A plusieurs reprises, il est parti pour passer à l’acte. A chaque fois, il a réussi à se contrôler jusqu’à ce jour de 2017. Mais il n’avait aucun mobile, au contraire. Il aimait sa mère ».

 


Les parties civiles ne feront pas appel


L’avocat général ayant requis l’absence de poursuites judiciaires lors de l’audience du mois dernier, le Parquet ne devrait pas faire appel. Les parties civiles non plus.

Me Coralie Gay représente la fille de la deuxième victime, très marquée par le meurtre de sa mère. "Elle éprouve un sentiment d’injustice. Elle aurait souhaité qu’une peine de prison soit prononcée. Mais, à l’écoute des rapports des experts psychiatres, elle comprend les arguments ayant conclu à l’irresponsabilité pénale. Nous ne ferons pas appel".

Incarcéré, il a été libéré ce lundi 18 mai et devrait être hospitalisé jusqu’à la fin de ses jours.


 
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