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En exclusivité, les parents d'Agnès parlent

15 jours après le meurtre de leur fille au Chambon-sur-Lignon en Haute-Loire, Frédéric et Paola Marin témoignent

Par Fabrice DUBAULT

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Le lycéen soupçonné du meurtre d'Agnès est originaire du Gard. Il a déjà été condamné pour agression sexuelle.

Le lycéen soupçonné dans l'affaire Agnès, cette collégienne du Chambon-sur-Lignon dont le corps a été retrouvé calciné en Haute-Loire est originaire de Nîmes dans le Gard. Il a déjà été condamné pour agression sexuelle près de Bagnols-sur-Céze.

Le jeune homme de 17 ans a été interpellé au cours de l'été 2010, suite à la plainte d'une jeune fille, qu'il avait emmené dans les bois et agressé sexuellement près de Bagnols-sur-Cèze dans le Gard. Condamné à quatre mois de prison avec sursis pour agression sexuelle, il avait été remis en liberté, placé sous contrôle judiciaire et confié à son grand-père en Haute-Loire. Sa mère vit toujours à Nîmes.
 

Le lycéen  est accusé d'assassinat et de viol, a annoncé samedi le parquet de Clermont-Ferrand, insistant sur la préméditation de l'acte.
"Une information judiciaire a été ouverte pour assassinat et viol", a déclaré devant la presse le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat.
 

"Nous avons dans le dossier des éléments qui permettent d'affirmer que c'était prémédité, a-t-il dit. "Elle a été tuée de façon extrêment violente et brutale", a ajouté le procureur, insistant sur la préméditation de l'acte, pour lequel le lycéen s'était muni d'"objets", que M. Coquillat n'a pas souhaité détailler.

"Il a reconnu les faits sans s'expliquer sur ses motivations pour l'instant... La vérité est évolutive, il a fait de très longues déclarations depuis sa dénégation totale, mais pas d'explication cohérentes sur les faits", a encore dit le magistrat, ajoutant que le mineur était "très froid et sans émotion".

Le corps de la jeune Agnès, découvert vendredi soir sur ses indications, devait être autopsié à Saint-Etienne, dans le département voisin, la Loire.
Dans la matinée, avant la levée du corps, la police scientifique a procédé à des relevés dans cette zone boisée escarpée proche du Chambon-sur-Lignon, à l'abri d'une bâche bleue les protégeant des regards des journalistes, tenus à distance.

Une clef et un bouton ayant résisté à la calcination ont été découverts à proximité.
D'importants moyens, de l'hélicoptère aux plongeurs, avaient été déployés vendredi au Chambon-sur-Lignon pour retrouver la collégienne, disparue depuis mercredi.

Une cinquantaine de bénévoles ont participé vendredi aux recherches, qui ont mobilisé plus de 150 gendarmes, appuyés par un hélicoptère et des caméras thermiques.

Samedi matin, la petite ville de 2.800 habitants était sous le choc. "C'est terrible. C'est une telle horreur qu'on ne peut pas en parler. Je n'ai pas dormi de la nuit, on pense aux parents", a réagi Clémence, 87 ans, sur le marché, seule place un peu animée du Chambon-sur-Lignon, sous la pluie.
 

"Marche blanche dimanche 10H00. Départ devant la mairie en hommage à Agnès", pouvait-on lire sur une affichette placardée dans les vitrines des commerçants.
Aucun dépôt de fleurs ou photos n'était visible aux abords du Collège-lycée cévenol,
établissement privé sélect où étaient scolarisés les deux jeunes.

La jeune fille, en crise d'adolescence mais allant mieux depuis la rentrée selon son père, arrivé de Paris, était interne dans cet établissement depuis la fin de la dernière année scolaire.

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