Nîmes : le procès du député apparenté RN Gilbert Collard pour la publication de photos de Daesh sur Twitter est renvoyé

Marine Le Pen présidente du RN et le député Gilbert Collard devront finalement s'expliquer en février prochain devant le tribunal de Nanterre sur la diffusion en 2015 de photos d'exactions du groupe Etat islamique. Leur procès prévu mercredi a été reporté à la demande du tribunal.

© GUILLAUME SOUVANT / AFP

C'est le second report du procès de la présidente du Rassemblement national (RN) et du député du Gard apparenté RN. Initialement programmé en octobre 2019, il avait alors dû être renvoyé à la demande de la défense.

Ce nouveau report, au 10 février 2021, est lié au bouleversement du calendrier judiciaire dû à la crise sanitaire, a expliqué la présidente du tribunal.
 

L'élue d'extrême droite est poursuivie pour des tweets publiés en décembre 2015, quelques semaines à peine après les attentats meurtriers revendiqués par l'EI à Paris et en Seine-Saint-Denis. 

 

Publication de photos d'exactions terroristes

 

En réponse au journaliste Jean-Jacques Bourdin, qu'elle accusait d'avoir "fait un parallèle" entre l'EI et le Front national (devenu RN), Mme Le Pen avait relayé trois photos d'exactions du groupe jihadiste en y ajoutant les mots: "Daech, c'est ça!".

Les photos montraient un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d'un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et le corps décapité du journaliste américain James Foley, la tête posée sur le dos. 
    

Signalement du ministre de l'Intérieur

 

Le député du Gard Gilbert Collard avait relayé le même jour la photo d'un homme gisant au sol, le crâne défoncé, avec ce commentaire: "Bourdin compare le FN à Daech : le poids des mots et le choc des bobos!".

La publication de ces images avait soulevé un tollé : le parquet de Nanterre avait aussitôt lancé des procédures distinctes contre les deux responsables politiques, après un signalement des clichés par le ministre de l'Intérieur.  

 

Trois années d'instruction 

 

Après trois ans d'instruction, tous deux avaient été renvoyés devant le tribunal judiciaire pour diffusion de messages violents susceptibles d'être vus par un mineur, une infraction passible de trois ans de prison et 75.000 euros d'amende.

 

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