6 mois de prison pour avoir semé la panique pendant la Vuelta de Nîmes

ARCHIVES. Ce samedi 19 août 2017, important dispositif de sécurité autour de la gare de Nîmes. / © AFP / Jaime Reina
ARCHIVES. Ce samedi 19 août 2017, important dispositif de sécurité autour de la gare de Nîmes. / © AFP / Jaime Reina

L'homme de 25 ans, qui avait provoqué la panique en sortant une arme de son sac le jour du départ de la Vuelta à Nîmes, en août 2017, a été condamné mardi soir à six mois de prison avec sursis et une mise à l'épreuve de deux ans par le tribunal correctionnel du Gard.

Par Sylvie BONNET d'après l'AFP

La gare de Nîmes évacuée, des fouilles et recherches pendant plus d'une heure dans le centre de Nîmes et circulation des trains bloquée pendant près de trois heures. L'homme à l'origine de la panique à Nîmes pendant la Vuelta, en août 2017 vient d'écoper de six mois avec sursis par le tribunal correctionnel du Gard.

6 mois avec sursis et 2 ans de mise à l'épreuve


 Le parquet avait requis quatre à cinq mois de prison ferme "aménageable" contre le prévenu qui comparaissait pour "transport sans motif légitime d'arme à feu"et "détention de stupéfiants". 
La peine est donc moindre pour l'un homme de 25 ans, qui avait provoqué la panique en sortant une arme de son sac.

Le rappel des faits


L'homme avait été interpellé, le 19 août 2017, vers 21h, après des appels à la police précisant qu'un homme avait sorti une arme dans le hall de la gare de Nîmes. Certains témoins affirmaient même avoir entendu des tirs. Cette affaire, survenue peu après les attentats en Catalogne et le jour où la course cycliste espagnole s'élançait de Nîmes, avait suscité un important déploiement de forces de l'ordre. La gare de Nîmes avait été évacuée. Des fouilles et recherches avaient été effectuées pendant plus d'une heure dans le centre de Nîmes. La circulation des trains avait été bloquée pendant près de trois heures. La SNCF a demandé le remboursement  par le mis en cause de 6.000 euros de préjudice mais le tribunal a rejeté cette demande.

Entre panique et rumeurs


Pendant ce temps, en présence notamment de nombreux Espagnols sur place à Nîmes, des rumeurs alarmistes s'étaient répandues, en particulier via les réseaux sociaux, sur une "fusillade" ou un "homme noir" muni d'un fusil automatique.
Un homme blanc de 25 ans, correspondant au signalement et localisé grâce à la vidéosurveillance, avait ensuite été interpellé à proximité de la gare SNCF, avec dans son sac à dos un pistolet d'alarme et une petite boulette de cannabis. Les investigations ont permis d'écarter tout lien avec un acte terroriste.

Pistolet d'alarme


Né à Clermont-Ferrand et vivant dans un village proche de Nîmes, le jeune homme a en réalité exhibé un pistolet d'alarme. "Je n'avais pas l'intention de m'en servir pour faire quelque chose de mal, je ne suis pas parti avec une intention criminelle", a expliqué poliment mardi cet homme qui estime avoir été dépassé par les évènements. "J'ai acheté le pistolet d'alarme le matin même, c'était pour faire peur à des jeunes de mon village qui faisaient trop de bruit la nuit", a ajouté cet homme déjà connu pour plusieurs petites condamnations liées à des stupéfiants ou à des violences avec arme.

Le prévenu a écopé mardi soir d'une interdiction de détenir une arme et devra soigner son addiction aux stupéfiants.

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