Le directeur du CHU de Nîmes placé en garde à vue à Lyon

Publié le

Nicolas Best, actuel directeur du CHU de Nîmes est en garde à vue à Lyon. Convoqué depuis des semaines, il est entendu dans le cadre d'une enquête pour des soupçons de corruption et favoritisme entre 2015 et 2018, alors qu'il était directeur du centre hospitalier d'Annecy Genevois, puis pour des faits similaires à Nîmes.

C'est le parquet national financier qui est en charge de l'enquête préliminaire ouverte fin 2021. La justice soupçonne des irrégularités dans la passation de certains marchés publics hospitaliers.

Selon nos confrères d'Objectif Gard : "Au sujet de cette garde à vue, la direction du CHU de Nîmes contacté par notre rédaction ce lundi 23 mai à 16h, indique : Il n’y a aucun commentaire de la direction de l’hôpital à ce stade".

Des soupçons de corruption et de favoritisme

Nicolas Best est entendu par la police judiciaire concernant la passation de plusieurs marchés publics dans le cadre de ses fonctions à Annecy et Nîmes.

Dans la ligne de mire du PNF, Parquet national financier, des "irrégularités". Des travaux réalisés à l'hôpital d'Annecy, pour un montant d'environ 47 millions d'euros, par le groupe Eiffage. Travaux décidés en 2018.

A Nîmes, les enquêteurs cherchent à comprendre ses relations avec deux entreprises spécialisées en travaux dans les structures hospitalières et de santé depuis son arrivée. Sociétés qui ont également eu des marchés publics du temps où Nicolas Best était à Annecy.

Des perquisitions en février 2022

Le CHU de Nîmes, comme celui d'Annecy, a d'ailleurs dans le cadre de cette enquête fait l'objet d'une perquisition en février dernier. Les enquêteurs ont saisi des documents et du matériel informatique au domicile de fonction du directeur et dans ses bureaux du CHU.

La direction expliquait à l'époque : "La direction de la communication du CHU de Nîmes confirme qu’une perquisition a eu lieu ce jour (NDLR : 10 février 2022) dans le cadre d’une enquête préliminaire menée par le parquet national financier et dans laquelle le nom du Directeur général du CHU est cité ; au titre notamment de ses fonctions antérieures de Directeur de l’hôpital d’Annecy".

Un logement propriété de Nicolas Best avait également été perquisitionné.