Meurtre d’une fillette dans le Gard : l’autopsie confirme la noyade, le père incarcéré

Poursuivi pour meurtre par ascendant, le père de la petite Sarah, disparue dans le Gard la semaine dernière et retrouvée morte dans le Rhône près d’Avignon jeudi 23 juillet, a été incarcéré. La préméditation a été retenue.
 

Avignon (Vaucluse) - îles Piot où le corps de Sarah, 11 ans, repêché dans le Rhône a été ramené par les pompiers-plongeurs - 23 juillet 2020.
Avignon (Vaucluse) - îles Piot où le corps de Sarah, 11 ans, repêché dans le Rhône a été ramené par les pompiers-plongeurs - 23 juillet 2020. © maxppp Christophe AGOSTINIS
L’autopsie de la petite Sarah, dont le corps a été retrouvé jeudi 23 juillet dans un bras du Rhône vers Avignon (Vaucluse), a eu lieu vendredi. Elle confirme que la petite fille de 11 ans est bien morte par noyade.

Le père de l’enfant, qui a avoué l’avoir poussée dans le fleuve et l’avoir laissée se noyer, a été placé en détention. Une information judiciaire pour meurtre aggravé sur mineur par ascendant avec préméditation a été ouverte. D’après France Bleu Vaucluse, cet Espagnol de 38 ans, séparé de la mère de l’enfant, avait repéré les lieux, et avait préparé à l’avance la corde avec laquelle il a lié les mains de sa fille, pour s’assurer qu’elle ne survive pas.

Selon Le Parisien, l’autopsie pratiquée par l’institut médico-légal de Nîmes n’a révélé aucune violence préalable.
 

Problèmes d'alcool


La disparition de Sarah avait été signalée le samedi 18 juillet. Elle devait alors passer le week-end avec son père, venu la récupérer dans le Gard auprès de sa mère. C’est cette dernière qui a donné l’alerte après avoir reçu des sms inquiétants de la part de son ex-conjoint. Recherché lui aussi, il avait finalement été retrouvé, seul, le mercredi 22 juillet dans un centre commercial des Angles, près d’Avignon.
 

L’homme, décrit comme ayant des problèmes d’alcool et condamné par le passé pour des faits de violence conjugale, avait dans un premier temps raconté que Sarah était tombée à l’eau, évoquant un accident. Les motivations de son acte terrible, sur fond de séparation "très conflictuelle" selon le procureur de la République d'Avignon, sont encore inconnues à ce stade.

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers police société sécurité