Nîmes : 25 ans de réclusion criminelle pour l'homme accusé d'avoir tué sa mère en 2017

Accusé d'avoir donné la mort à sa mère à Vergèze en 2017, Nicolas Collet a été condamé à 25 de réclusion criminelle par la cour d'assises du Gard ce vendredi 4 juin. Il a été reconnu responsable de ses actes. 

La cour d'assises du Gard, le 4 juin 2021.
La cour d'assises du Gard, le 4 juin 2021. © FTV / J. MERIOT

Jugé responsable de ses actes par la cour d'assises du Gard, Nicolas Collet a été condamné ce vendredi 4 juin à 25 ans de réclusion criminelle pour avoir tué sa mère à coups de couteau en août 2017 à Vergèze. Un peu plus tôt dans la journée, une peine de prison de 18 ans, assortie d' une sûreté des deux tiers, avait été requise par l'avocat général, qui avait également demandé aux jurés de retenir l'altération du jugement. 

La santé mentale de l'accusé était au cœur du procès, ce dernier étant considéré par plusieurs experts comme souffrant de troubles schizophréniques. Pendant l'instruction, le quadragénaire avait été incapable d'expliquer les raisons de son passage à l'acte. Au terme de deux heures et demi de délibéré, les jurés ont estimé que son discernement avait été altéré au moment des faits, mais ont considéré que Nicolas Collet était responsable de ses actes.

"On écarte les expertises pour pouvoir condamner, a réagi l'avocate de la défense, Me Khadija Aoudia. On considère aujourd'hui que l'accusé, malgré les expertises, est responsable pénalement, et on le condamne lourdement. Si dangerosité il y avait, c'est une dangerosité au sens psychiatrique et non pas au sens criminologique. La décision qui a été rendue a été guidée par des émotions, par l'atrocité de l'acte et non pas par le droit qui nous gouverne." Son client dispose de 10 jours pour faire appel. 

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