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Nîmes : une enseigne de grande distribution condamnée pour tromperie sur l'origine des vins

Reconnue coupable de tromperie, l'enseigne a été condamnée à 15 000 euros d'amende lors du procès qui s'est tenu à Nîmes dans le Gard. / © F3LR
Reconnue coupable de tromperie, l'enseigne a été condamnée à 15 000 euros d'amende lors du procès qui s'est tenu à Nîmes dans le Gard. / © F3LR

C'est une première en Occitanie. Une grande et moyenne surface gardoise était à la barre du tribunal correctionnel de Nîmes. Elle était accusée de tromperie sur l'origine de vins présentés en rayon. Elle écope d'une amende de 15 000 euros

Par Josette Sanna

Voilà des mois que les agriculteurs gardois vérifient dans les super et hypermarchés l'étiquetage des bouteilles et dénoncent la concurrence de certains vins étrangers, en particulier espagnols, mélanges de différents cépages de l'Union européenne.

Système condamnable

En menant des actions spectaculaires, les viticulteurs ont mis le doigt sur un système qu'ils continuent de condamner.
Plusieurs organisations professionnelles réclament une traçabilité trop peu souvent respectée, par les intermédiaires et la grande distribution.

Le plus important pour nous ce n'est pas l'amende mais le respect des producteurs

"Le plus important pour nous ce n'est pas l'amende mais le respect des producteurs. Le fait que ces pratiques soient relayées par la presse et que cela passe devant un tribunal, est déjà une victoire pour nous", souligne
Delphine Fernandez, membre des jeunes agriculteurs du Gard.

Une référence sur cinq fausse ou abusive

Pour la 1ère fois en Occitanie, une entreprise de grande distribution gardoise était appelée à la barre du tribunal correctionnel pour tromperie.

Les services des fraudes y avaient mené des vérifications. Résultat : sur 46 références contrôlées, 10 d'entre elles mentionnaient une provenance fausse ou abusive.

FDSEA, Jeunes agriculteurs et 5 autres organisations se sont portées parties civiles dans ce dossier.

Amende de 60 000 euros requise

La Procureure a requis une amende de 60.000 euros. 

Le jugement  a été rendu dans la foulée. L'enseigne Intermarché de Milhaud a été condamnée à 15 000  d'amende, son directeur à 5000 euros d'amende dont 3000 avec sursis.

Une dizaine de procès du même type sont prévus en Occitanie dans les mois qui viennent.

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