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De passage dans le Gard, découvrez le quotidien des commentateurs télé du Tour de France

Laurent Jalabert, Marion Rousse et Alexandre Pasteur font partie de l'équipe des commentateurs du Tour de France. / © O. Boisson / FTV
Laurent Jalabert, Marion Rousse et Alexandre Pasteur font partie de l'équipe des commentateurs du Tour de France. / © O. Boisson / FTV

Le Tour de France est à Nîmes et dans le Gard ces 23 et 24 juillet. Des centaines de journalistes, dont l’équipe de France Télévisions, suivent les étapes de la Grande Boucle. Nous sommes allés à leur rencontre.

Par Olivia Boisson


Le Tour de France est dans le Gard pendant deux jours. Lors de "la boucle romaine" (la 16ème étape du Tour de France) Nîmes a fait office de ville de départ et d’arrivée. Quant à la 17ème étape, toujours dans le Gard, les coureurs partiront du Pont du Gard, direction Gap, en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Direction la ligne d’arrivée, à Nîmes. Il est 11 heures lorsque nous apercevons un immense village fait de camions et de câbles d’alimentation. Des journalistes du monde entier se préparent à intervenir en direct sur leurs chaînes respectives pendant que les techniciens s’affairent en coulisses.
 

Six intervenants aux parcours différents


Dans le camion blanc France Télévisions, quatre commentateurs s’apprêtent à décrypter l’étape Nîmes-Nîmes, de 177 kilomètres.

Un véritable plateau de télévision est aménagé dans le véhicule. Les journalistes et les consultants visionnent la course et partagent leurs informations ainsi que leurs impressions. Alexandre Pasteur est journaliste sportif. Il se qualifie de "meneur de jeu" au sein de l’équipe.
 

Le Tour de France est la course la plus facile à commenter car nous sommes très bien équipés. Nous formons une équipe de six intervenants à l’antenne. Quatre sont ici et deux autres personnes qui sont nos envoyés spéciaux au coeur de la course, sur des motos (Thierry Adam et Thomas Voeckler).


Une préparation minutieuse en amont


Marion Rousse est l’un des nouveaux visages du Tour de France sur France Télévisions.
 

Souriante, elle prend quelques notes avant le début du direct. A seulement 27 ans, elle a déjà une carrière dans le monde du cyclisme.

L’ancienne championne de France évolue maintenant en tant que consultante pour France Télévisions. "Le Tour de France se prépare en amont", nous confie-t-elle.

Nous faisons des repérages plusieurs mois avant le Tour de France. Puis, à chaque étape, nous parcourons en voiture les 70 derniers kilomètres de la course. Cela nous permet de nous repérer. Evidemment, nous écoutons les interviews des coureurs chaque jour.
 

Laurent Jalabert et Alexandre Pasteur, à quelques minutes du direct de l'étape Nîmes-Nîmes. / © O. Boisson / FTV
Laurent Jalabert et Alexandre Pasteur, à quelques minutes du direct de l'étape Nîmes-Nîmes. / © O. Boisson / FTV

De son côté, Laurent Jalabert surligne quelques noms sur ses fiches. L’ancien coureur cycliste surnommé "Jaja" est lui aussi consultant pour France Télévisions.
 

Au départ du Tour, j’avais noté les noms des coureurs que je considérais comme les leaders des formations. A chaque étape, j’essaie de voir où ils se situent au classement général. Mon objectif est de repérer, avant les épreuves de moyenne montagne ou de montagne, les coureurs qui pourraient profiter de leurs mauvais classements pour partir dans une échappée.


Laurent Jalabert l’affirme : il établit des classements, "comme quand il était coureur".

Mon expérience me permet de réagir plus vite lorsqu’il y a des actions lors de la course. Cela me permet de comprendre les actions et les projets de chacun. Même s’il arrive que nous ne comprenions pas !


Du sport et de l’Histoire


Les quatre consultants et journalistes sont accompagnés de Franck Ferrand pour la partie histoire, géologie et patrimoine.
 

Au fil de la course, les coureurs traversent des sites différents que Franck Ferrand, cet "amoureux des paysages", décrypte. Lors des 16e et 17e étapes, le Pont du Gard est mis à l’honneur.
 
 


Je crois qu’un grand nombre de personnes qui regardent le Tour de France le font d’abord pour la découverte de nos paysages français. Nous traversons des villes et des villages incroyables. Grâce aux moyens techniques, nous avons la chance de survoler des sites étonnants. Je suis là pour dire et expliquer ce que nous voyons. Cette dimension pédagogique, qui doit rester légère, est un atout dans une course cycliste.


Des traductions simultanées


Toujours dans le camion blanc France Télévisions, une petite salle se situe à côté du plateau des commentateurs. Une salle sombre et insonorisée, avec plusieurs écrans. Deux traducteurs suivent la course en direct. Sebastian Weitemeier et Paula Giraudo sont des interprètes de conférence.
 
Des interprètes de conférence travaillent sur le Tour de France. Ils traduisent en direct les interviewes des coureurs étrangers. / © O. Boisson / FTV
Des interprètes de conférence travaillent sur le Tour de France. Ils traduisent en direct les interviewes des coureurs étrangers. / © O. Boisson / FTV

Pendant plusieurs semaines, ils traduisent en simultanée les interviews des coureurs étrangers.
 

Lorsque vous entendez les traductions des coureurs à l’antenne, c’est d’ici qu’elles viennent !
 

Au-delà de ces quelques métiers, nous avons pu croiser des preneurs de son, des chauffeurs, une maquilleuse, des cadreurs (derrière leurs caméras)… Tous ont un objectif : faire vivre aux téléspectateurs cette course mythique.
 

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