Réchauffement climatique : à Nîmes, mobilisation contre le projet de loi Climat et résilience

Son examen débute ce lundi à l'Assemblée nationale. Le projet de loi "Climat et résilience" a mobilisé les citoyens à la veille des débats. A Nîmes comme dans toute la France, ils sont nombreux à dénoncer un projet amoindri, bien en-deçà des propositions de la Convention citoyenne. 

Seules 12% des propositions de la Convention citoyenne sont reprises intégralement dans le projet de loi "Climat et résilience". Nîmes
Seules 12% des propositions de la Convention citoyenne sont reprises intégralement dans le projet de loi "Climat et résilience". Nîmes © F3 Pays gardois

C'est aujourd'hui qu'ont débuté les débats sur le projet de loi Climat et résilience à l'Assemblée nationale. Pour montrer leurs attentes sur ces enjeux, les citoyens ont défilé hier dans une centaine de villes, dont Nîmes. Ils dénoncent un projet amoindri et appellent à interpeler députés et sénateurs sur la question. 

Les jeunes en première ligne

"Pas de planète B", "Urgence écologique". Les slogans ont fleuri à Nîmes où ils étaient environ 500, à la veille de l'examen du projet de loi gouvernemental, à manifester leur inquiétude pour le climat. Parmi eux, de nombreux jeunes et des familles.

"C'est l'avenir des jeunes qui est en jeu" explique un manifestant.

Que la planète ne soit plus vivable, je pense qu'on ne le verra pas de notre vivant. Mais les enfants de mes enfants, peut-être...

Manifestant trentenaire à Nîmes

"Le gouvernement n'en fait pas assez", renchérit une jeune femme en défilant. "Je pense que c'est à nous, citoyens, de montrer qu'on veut une loi plus ambitieuse à la hauteur de l'urgence actuelle."

La pub montrée du doigt

Si les Gardois sont mobilisés, c'est justement parce que ce lundi s'ouvrent les débats sur le projet de loi Climat et résilience. Certains collectifs présents à cette marche décident eux d'agir sans attendre, en recouvrant les panneaux publicitaires notamment. 

A Nîmes, les militants d'Attac recouvrent symboliquement les publicités à un arrêt de bus.
A Nîmes, les militants d'Attac recouvrent symboliquement les publicités à un arrêt de bus. © F3 Pays gardois

"On a voulu attirer l'attention sur l'impact de la publicité sur le réchauffement climatique car elle pousse à la surconsommation" explique Philippe Meylan, du collectif Attac 30. "Cette suppression de la pub faisait partie des propositions des citoyens pour le climat qui n'ont pas été retenues"

Un projet de loi Climat et résilience décevant

Reprendre les propositions de cette convention citoyenne, achevée le mois dernier, c'était l'une des promesses d'Emmanuel Macron.  Mais les collectifs ont vite déchanté face au projet de loi. 

Une "vraie" loi climat, réclament les manifestants à Nîmes.
Une "vraie" loi climat, réclament les manifestants à Nîmes. © F3 Pays gardois

"Ce projet de loi ne reprend que 12% des propositions de manière intégrale" commente Jérémie Serra, du collectif nîmois Citoyens pour le climat.

Et pour le reste, le projet de loi "Climat et résilience" reprend les intitulés des propositions mais il les a vidées de leur sens pour 52% d'entre elles, avec des propositions amoindries et affaiblies. C'est dommage!

Jérémie Serra, collectif Citoyens pour le climat à Nîmes

Les collectifs mobilisés sur l'urgence climatique appellent les citoyens à écrire aux députés et sénateurs pour renforcer certains articles pendant les débats.

Le reportage à Nîmes de Pauline Pidoux et Joan Mériot pour France 3 Pays gardois.


 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
réchauffement climatique environnement manifestation économie écologie politique