L'hôtel de Polignac dans le Gers représentera l'Occitanie au loto du patrimoine

L'hôtel de Polignac, à Condom, dans le Gers. / © Eric Coorevits / France 3 Occitanie
L'hôtel de Polignac, à Condom, dans le Gers. / © Eric Coorevits / France 3 Occitanie

L'hôtel de Polignac de Condom, dans le Gers, fait partie des 18 sites retenus par la mission d'identification et de sauvegarde du patrimoine en péril confiée par le Président de la République à Stéphane Bern. Sa rénovation sera en partie financée par le loto du patrimoine lancé en septembre. 

Par Laurence Boffet

Une façade élégante, une cour d'honneur, un jardin, de grandes fenêtres, des colonnes, des corniches... Tout de calcaire blond, l'hôtel de Polignac témoigne de l'émergence du style neo-classique au coeur de Condom et du désir de son propriétaire d'éblouir ses visiteurs. Achevé à l'aube de la Révolution française, l'hôtel particulier bâti pour l’abbé Dorlan de Polignac abrite aujourd'hui l'école primaire de Condom. Mais il accuse les outrages du temps. Sa façade ouest, rongée par les vents dominants présente de sérieuses altérations, ses coursives ne sont plus étanches. Pour mettre à l'abri ses salles voutées et ses petits écoliers, il faut investir 780 000 euros. De quoi inciter la municipalité de Condom, qui a déjà engagé plusieurs campagnes de restauration, à déposer un dossier de candidature auprès de la mission d'identification et de sauvegarde du patrimoine en péril confiée par Emmanuel macron à Stéphane Bern. 

Vidéo : le reportage sur l'Hôtel de Polignac par Eric Coorevits et Olivier Denoun

18 sites retenus en France

Bien lui en a pris car l'hôtel de Polignac, classé aux monuments historiques en 1990, a été choisi avec 17 autres sites français pour bénéficier en priorité des recettes du tirage spécial du loto au profit du patrimoine organisé par le Française de Jeux (FDJ) à la veille des journées européennes du patrimoine en septembre. 
Il figurera aussi sur des tickets de grattage mis en vente début septembre au prix de 15 euros. 
L'Etat, la FDJ et la Fondation du patrimoine espèrent ainsi récolter entre 15 et 20 millions d'euros. 
Des opérations de mécénat populaire et privé doivent également compléter cette opération de sauvegarde du patrimoine qu'Emmanuel Macron avait inscrite dans son programme présidentiel. 

270 chefs d'oeuvre en péril retenus

Outre ces 18 sites jugés emblématiques, 252 chefs-d'oeuvre en péril ont également été retenus par la Fondation du patrimoine. Ils bénéficieront également de fonds pour leur sauvegarde. On en compte 15 en Occitanie :
  • Le château de Terme (Aude)
  • Le temple protestant de Gallargues-le-Montueux (Gard).
  • Le Canal du Midi pour la replantation des platanes (Haute-Garonne).
  • L'ancienne tuilerie de Blajan (Haute-Garone).
  • L'église de Saint-Béat (Haute-Garonne).
  • Le domaine de Bonrepos-Riquet (Haute-Garonne).
  • Le château de la Salvetat-Saint-Gilles (Haute-Garonne).
  • Le pigeonnier de Grubel à fourquevaux (Haute-Garonne). 
  • La chapelle des Pénitents à Mèze (Hérault). 
  • La grange-étable de Saint-Michel de Cours à Bellefont-La Rauze (Lot).
  • L'abbaye de Marcilhac (Lot).
  • Le château de Castelnau-Bretenoux (Lot).
  • Les Caves Byrrh (Pyrénées-Orientales).
  • Le casino de Vernet les Bains (Pyrénées-Orientales).
  • L'église Saint-Calixte de Cazaux (Hautes-Pyrénées). 

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