Les trésors des plans cadastraux de Napoléon révélés lors d'ateliers pour décoder l'histoire des propriétés

Plongez dans les tréfonds des archives départementales du Gers. Des ateliers y sont organisés pour apprendre à décoder le cadastre, inventé par Napoléon pour prélever l’impôt foncier.

À l’intérieur des placards des archives départementales du Gers, 18 kilomètres de documents privés sont stockés : des milliers de plans cadastraux.

Les cadastres de Napoléon

Des plans relevés à la main au XIXe siècle, dans le but de prélever l’impôt sur les propriétés. “C’est Napoléon qui ordonne la réalisation du cadastre en 1807”, raconte Hélène Compans, assistante de conservation de patrimoines aux archives départementales du Gers. “Des géomètres vont parcourir tous les territoires des communes et réaliser une division de ce territoire en parcelles.”

Des plans, des registres, permettant de tout savoir des changements de propriétaires, des dates de vente, de l’évolution des biens, à condition de savoir décoder.

Des ateliers pour mieux décoder

“Quand une parcelle va être divisée, une parcelle non bâtie, on va le voir, il va y avoir un petit “p” en dessous de la parcelle qui va indiquer que c’est une division”, informe Hélène Compans aux curieux venus l’écouter ce jour-là. Les archives départementales du Gers organisent des ateliers pour former le grand public à la compréhension de ces documents.

Ils guident les apprentis chercheurs. “C’est tout le sens de ces ateliers d’initiation à la recherche”, explique Anne Pagnacco, la chef du service des relations publiques et de la valorisation. “C’est pour permettre à tout chercheur de devenir autonome dans leur recherche parce que depuis le confinement, la généalogie est devenue un des passe-temps préférés des Français. Nous répondons à une attente, à des besoins des personnes qui veulent s’intéresser à l’histoire de leur famille.”

Véritable mine d’informations, ces documents uniques, précieux, demandent en effet de l’ordre et de la méthode. “Sur internet, j’étais allé voir sur le cadastre napoléonien, et j’avais un peu de mal à naviguer”, se souvient Alain Bordeneuve,venu assister à l’atelier. “Ce n’est pas facile, même lorsqu’on nous l’explique.” Un constat partagé par l’ensemble des participants. “Pour moi c’est une première donc je demande à poursuivre les recherches”, précise Christian Falceto, novice lui aussi. “Je ne connaissais pas les différentes étapes du processus.” 

Ainsi formés, ces curieux peuvent désormais effectuer leurs propres recherches et reconstituer la vie de leur propriété sur plus de deux siècles.