219 000 euros de dons à l'hôpital de Toulouse depuis le début de la crise du coronavirus

C'est un mouvement spontané, né au début de la crise du Covid-19. Dans toute la région, des particuliers et des entreprises ont contacté le CHU de Toulouse pour lui faire un don. 219 000 euros ont déjà été recueillis. Ils ont déjà été en partie investis dans du matériel ou de la recherche.

Chaque jour, depuis début mars et l'amplification de l'épidémie de Covid-19 en France, le centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse reçoit des dons. Des particuliers, des entreprises, des associations, des clubs sportifs se manifestent pour aider l'hôpital. Un véritable élan se dessine dans toute l'ex-région Midi-Pyrénées. C'est l'institut Saint-Jacques, une entité créée en 2011 pour recueillir des dons pour la recherche, la prise en charge des malades et la préservation du patrimoine de l'hôpital, qui gère ces dons. Il a même créé une plateforme numérique pour faciliter les démarches.
 

Un mouvement spontané

"C'est un mouvement spontané" explique ce mardi Anne-Laure Navarre, la directrice de l'institut Saint-Jacques. "On a constaté un véritable élan de solidarité. Au début de la crise du Covid-19, des gens nous ont contactés pour faire des dons au CHU.

On a été surpris, il y a eu vraiment cet élan, sans que le CHU fasse un appel particulier. Ce qui nous frappe, c'est que des particuliers font des dons parfois importants. Et même quand ce sont des montants moindres, on est conscient que ça reste une somme importante pour chacun.

poursuit-elle.
Parmi les donateurs, beaucoup de particuliers, des sociétés immobilières ou d'assurances, des clubs sportifs comme le Stade Toulousain ou le Fenix Handball ou encore l'université Paul Sabatier qui a lancé une cagnotte en ligne.Les dons varient de 10 à plus de 500 euros pour des particuliers. "Chaque don est important" souligne Anne-Laure Navarre.
 

Des besoins étudiés avec les équipes soignantes

"Absolument tous les dons seront utilisés pour la gestion de cette crise" explique Anne-Laure Navarre. Chaque donateur peut préciser ce qu'il veut financer :
  • Soutenir les équipes soignantes et médicales" d'une façon générale.
  • Financer la recherche sur le Covid-19.
  • Acheter du matériel.
Dans la plupart des cas, le don est général, sans précision d'usage indique Anne-Laure Navarre, mais certains particuliers ont voulu "prioriser" leur don et ont demandé à ce qu'il soit expressément reversé à la recherche ou à l'achat de respirateurs.
 

Des besoins étudiés avec les équipes soignantes

Une partie des 219 000 euros récoltés a déjà été utilisée par l'hôpital. Trois respirateurs ont été commandés, et une partie des fonds a été allouée à des équipes de recherche. L'argent sera utilisé au fur et à mesure des besoins, "en concertation avec les équipes soignantes et en consensus avec elles" explique Anne-Laure Navarre. L'hôpital n'envisage pas d'acheter des masques ou des blouses avec cet argent, "pour l'instant, le CHU s'est organisé pour avoir tous les stocks nécessaires."

Transparence sur l'utilisation des dons

"Le CHU remercie l'ensemble des donateurs" indique encore la directrice de l'Intstitut Saint-Jacques. Une fois la crise passée, dit-elle, l'hôpital détaillera à tous comment leurs dons ont été utilisés et à quoi ils ont été employés, "en toute transparence".