Anti-gaspillage : cette application de Toulouse revend les cosmétiques invendus des pharmacies

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Écrit par Julien Leroy .

Kéabot est le "Too good to go" des pharmacies. La plateforme toulousaine propose des produits de cosmétique ou de parapharmacie à dates courtes. Une solution pour le climat et contre l'inflation.

Environ 4 tonnes de produits cosmétiques sont jetées quotidiennement en France selon une étude réalisée par l'IFOP en 2021. "Soit l'équivalent de 4000 ballons de rugby" résume le toulousain Arnaud Mallinger, fondateur de Kéabot.

Ce pharmacien de 32 ans constate rapidement que les officines se retrouvent régulièrement avec des produits de cosmétique ou de parapharmacie invendus en raison de la date de péremption. Certains sont repris par les fabricants mais la plupart prennent la direction de la poubelle. 

Face à ce gaspillage, Arnaud Mallinger a l'idée de lancer "KéaBot" en avril 2022. 

L'application propose au grand public des produits non-médicamenteux à dates courtes ou issus du sur-stock des pharmacies. Chaque référence est revendue entre 20% et 50% moins cher. Une solution qui permet aussi de conserver son pouvoir d'achat. 

Cela concerne la cosmétique, la parapharmacie, les soins pour bébé, les huiles essentielles et les compléments alimentaires.

Le concepteur de Kéabot

Concrètement, l'officine saisit ses invendus sur la plateforme. L'ensemble est validé par le pharmacien de Kéabot. Le client fait ensuite ses courses en ligne avant de les récupérer en mode "click and collect". 

"Ce concept permet également d'attirer une clientèle jeune qui ne vient pas forcement en pharmacie pour acheter des cosmétiques" complète Arnaud Mallinger.

Environ 100 officines dont une quinzaine à Toulouse, ont déjà adopté cette démarche RSE. "Nous en visons 500 d'ici mars 2023". Côté utilisateurs, Kéabot revendique 3000 téléchargements. 

L'Occitanie à la pointe contre le gaspillage sanitaire

Si Kéabot semble unique en France dans le secteur de la parapharmacie, d'autres initiatives ont vu le jour dans la région. 

C'est le cas de la start-up toulousaine "Le Comptoir des Pharmacies". Depuis 2016, elle s'est spécialisée dans le déstockage des produits pharmaceutiques à DLC courte en optimisant les achats entre pharmaciens. "En 2020, nous avons sauvé 35 millions d’euros de produits auprès de 8 300 officines" assure la jeune pousse. 

En mai 2021 à Castres, les laboratoires Pierre Fabre se sont associés avec la start-up Phenix pour offrir une seconde vie aux produits d’hygiène et de puériculture. Les invendus sont donnés à des associations caritatives telles que les Restos du Cœur, la Banque Alimentaire ou la Croix Rouge. 

Le secteur des invendus pharmaceutiques est considérable. Selon nos confrères de l'émission "Capital", chaque pharmacie jette en moyenne 15.000 euros de médicaments et de produits de parapharmacie par an. 

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