Assises de la Haute-Garonne : 12 à 14 ans de réclusion requis contre un Toulousain pour tentative de meurtre

Après 3 jours de procès aux Assises de la Haute-Garonne, l'avocate générale a requis entre 12 et 14 ans de réclusion criminelle contre Benjamin Perez. Ce Toulousain de 38 ans a tenté de tuer son ancien psychiatre en 2018 à son cabinet à coups de couteau, sous les yeux d'une patiente.

Toulouse - la salle d'audience de la cour d'Assises de la Haute-Garonne - mai 2021.
Toulouse - la salle d'audience de la cour d'Assises de la Haute-Garonne - mai 2021. © FTV

L'accusé dans le box comparait devant les Assises à Toulouse depuis lundi pour une tentative de meurtre sur son ancien psychiatre. C'était en juin 2018.
Il a frappé violemment son ex psychanalyste et lui a asséné un ou des coups de couteau, avant de le laisser pour mort devant la porte de son cabinet à Toulouse et de partir sans rien dire. Fort heureusement, la victime a survécu.

Pour l'avocate générale, l'intention de tuer le psychiatre "ne fait aucun doute". Mais Benjamin Perez s'en défend, telle n'a jamais été son intention. Pourtant, l'accusation explique que ce sont la rancoeur et ses propres échecs successifs à devenir psychanalyste qui sont à l'origine du drame et de l'état d'esprit de l'accusé. En clair, il ne va pas supporter 4 refus d'entrée en Master 2 de psychologie entre 2014 et 2017, lui qui nourrissait une passion "fascinante et même obsessionnelle" pour cette discipline scientifique.

L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu ce mercredi après-midi.

Des troubles psychotiques

Mardi après-midi, plusieurs experts se sont succédés à la barre pour tenter de faire la lumière sur la personnalité et la santé mentale de l’accusé.

« Angoisses grandissantes », « forte dépression », « délires paranoïaques », « état psychotique », « perte de contact avec la réalité » : voilà les termes qui ressortent des expertises psychiatriques et enquêtes de personnalité réalisées auprès de Benjamin P.

Un basculement daté à 2011, lorsqu’il démarre sa psychanalyse, parallèlement à des études de psychologie. Études qu'il avait décidé de mener à la suite du décès de son père.
Durant des années, l'accusé s'enfonce dans la paranoïa et les troubles délirants.

Je n'ai jamais voulu tuer

Benjamin Perez.

Lundi, au premier jour du procès, devant les jurés, il peinait à s'expliquer. Il bredouillait, ne trouvait pas les mots mais il est parvenu à dire qu'il n'a jamais voulu tuer, invoquant une période trouble et compliquée après la mort de son père.

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