Coronavirus : une famille de Toulouse bloquée en Inde en raison du confinement mais heureuse

Des Toulousains partis en voyage à travers le monde depuis plusieurs mois sont bloqués au nord de l'Inde en raison de l'épidémie de coronavirus qui touche de nombreux pays. Depuis 45 jours, cette famille ne peut plus voyager mais les habitants d'un petit village l'ont accueillie à bras ouverts.

Virginie Pallarès avec son mari et ses enfants en Inde
Virginie Pallarès avec son mari et ses enfants en Inde © V.Pallares
Leurs photos sur leurs comptes Facebook et Instagram montrent une famille heureuse et en bonne santé. Et c'est le cas, d'après ce que nous décrit cette mère de famille originaire de Toulouse, bloquée dans le nord de l'Inde depuis plus de 45 jours.


De Sénarens à Gorakhpur

Virginie Pallarès est partie en voyage en juillet 2019 avec son mari et ses trois enfants. Habituellement, ils vivent à Sénarens, un petit village situé à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Toulouse.
 
Depuis 45 jours, ils sont bloqués dans un petit village du district de Gorakhpur au nord de l'Inde près de la frontière avec le Népal. Car le Népal était l'un des pays qu'ils avaient mis sur leur feuille de route mais l'épidémie mondiale de coronavirus a bouleversé leurs plans.
 
Ils ont quitté la France le 17 juillet 2019 et ont rapidement traversé l'Europe avec leur 4X4 pour passer un mois et demi en Turquie. Les 5 baroudeurs comme ils se sont baptisés ont ensuite passé un peu de temps en Géorgie et en Arménie puis un mois et demi en Iran.
Leur périple les a amenés aussi à visiter Oman et le Pakistan.
 
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Bloqués depuis 45 jours dans un village

Ils sont arrivés en Inde le 1er mars dernier. En raison de l'épidémie de coronavirus, le pays a décidé de fermer les routes le 24 mars. Depuis cette date, Virginie, son mari et ses enfants vivent dans un petit village à une trentaine de kilomètres du Népal. Ils se sont installés près du temple. 
"On vit avec le sadhu", dit Viriginie, "il nous fait à manger tous les midis et on fait la prière avec lui matin et soir. C'est incroyable les gens du village nous apportent tous les jours du lait de buffle, des fruits et des légumes. Ils nous apprennent la cuisine.

C'est vraiment un élan du coeur incroyable alors qu'ils n'ont vraiment rien. Ils partagent tout avec nous. Cela fait plus de 45 jours que l'on est au même endroit, ils refusent le moindre argent. Le gouvernement nous a également fait apporter des bonbonnes de 20 litres d'eau potable, de la nourriture, de la crème anti-moustiques.

 
 

"On est bien plus en sécurité ici"

En principe, nous explique Virginie, le confinement en Inde doit s'arrêter le 17 mai mais elle sait que cette date peut être repoussée comme cela a déjà été le cas à plusieurs reprises. Quant au Népal, la frontière est fermée, selon les informations données à Virginie par les ambassades et ce jusqu'à la fin du mois. 

"De toutes les façons on n'a aucune envie de rentrer, on est bien plus en sécurité ici. Dans notre district, il n'y a eu aucun cas de coronavirus".

Les 5 baroudeurs avaient prévu de rentrer en France en septembre en passant par la Chine, la Mongolie et la Russie. Finalement, ils devraient aller en Malaisie, mettre le 4X4 sur un container et ils prendront tout le temps nécessaire pour regagner l'Hexagone en toute sécurité en avion.

Ecoutez le témoignage de Virginie Pallarès
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