Coronavirus : Immersion en images dans le service de réanimation de l'hôpital Purpan à Toulouse

Des soignants mobilisés 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 depuis un mois / © JP-Duntze / FTV
Des soignants mobilisés 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 depuis un mois / © JP-Duntze / FTV

Ce jeudi, une équipe de France 3 Occitanie a suivi les personnels soignants du service de réanimation de l'hôpital Purpan dans leur travail quotidien auprès des malades atteints du Covid-19. Une immersion qui a permis de prendre le pouls d'un service sur le pied de guerre depuis un mois.

Par Eric Marlot

Quand l’équipe quitte la station de France 3 Occitanie en tout début de journée, les rues sont presque désertes, comme tous les jours depuis le début du confinement. Un calme inhabituel que nos journalistes retrouvent à leur arrivée à Purpan. De nombreux services sont fermés, les blocs opératoires sont à l’arrêt, aucun patient ni aucun visiteur dans les couloirs.

Une fois passée la porte du service réanimation, le contraste est saisissant. Au vide de l’extérieur succède l’agitation d’un service en pleine effervescence.
 
Au service réanimation de l'hôpital Purpan, l'activité ne s'arrête jamais / © JP-Duntze : FTV
Au service réanimation de l'hôpital Purpan, l'activité ne s'arrête jamais / © JP-Duntze : FTV


Une ruche qui ne dort jamais

A Purpan, premier établissement d’accueil des malades du Coronavirus en Haute-Garonne, ils sont 80 à 100 soignants à se relayer 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 auprès des patients hospitalisés en réanimation. Mobilisés depuis le début de l’épidémie de Covid-19, ils se donnent sans compter. Sereins, concentrés et déterminés ils travaillent sans relâche. Ce jeudi 2 avril, 26 personnes étaient hospitalisées dans le service réanimation qui compte habituellement 20 lits.
 
Béatrice Riu, responsable du service réanimation de l'hôpital Purpan
Les patients arrivent en réanimation dans un état de plus en plus alarmant.


Avec ses 3 sites (Purpan, Rangueil et Larrey) le CHU de Toulouse dispose d’une soixantaine de lits de réanimation. Il est en mesure de faire passer sa capacité à 195 places en cas de besoin, voire à 300 places en cas d’urgence extrême.
 
26 patients en réanimation sont actuellement hospitalisés / © JP-DUNTZE / FTV
26 patients en réanimation sont actuellement hospitalisés / © JP-DUNTZE / FTV

Les journalistes de France 3 ont été frappés par le calme et la sérénité des personnels soignants. Contrairement aux hôpitaux de l’Est de la France ou aux établissements parisiens, Purpan n’est pas sous tension.

Le nombre de patients augmente, c’est indéniable, mais nous ne sommes pas au plus haut de la vague, ce qui nous permet d’accueillir des patients venus des hôpitaux en tension ailleurs en France

Béatrice Riu – Responsable du service réanimation à l’hôpital Purpan


Les admissions sont régulées par une cellule de coordination régionale mise en place au début de la crise par l’ARS et la Préfecture. Les patients sont ainsi répartis dans les hôpitaux et les cliniques privées de toute la région. Parmi les malades arrivés ce vendredi par avion sanitaire du Grand-Est, un sera transféré à Cahors, un autre à Montauban.
 

Diaporama JP Duntze


Protection maximale

Pour éviter tout risque de transmission du virus, les équipes médicales limitent l’accès aux chambres des patients au strict minimum. Tout se passe dans les couloirs dans un ballet incessant mais "parfaitement réglé" témoigne notre équipe de journalistes.

Quand un soignant doit se rendre auprès d’un malade, il s’équipe de la tête aux pieds. Masque, gants et surblouse immédiatement mis à la poubelle à la sortie des chambres.
 
Sur les murs les messages de remerciement / © JP-Duntze / FTV
Sur les murs les messages de remerciement / © JP-Duntze / FTV

Personne ne sait quelle sera l’évolution du Covid-19. Le nombre de personnes contaminées va t’il diminuer ou au contraire exploser comme le craignent certains ? A Purpan, on se prépare déjà à cette éventualité. Ce week-end, la capacité d’accueil du service réanimation sera doublée pour être prêt à répondre à un éventuel pic de l’épidémie. 
 
Le reportage de Stéphanie Bousquet et Jean-Pierre Duntze

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