Coronavirus : les jardineries d'Occitanie autorisées à vendre plants et semences alimentaires aux particuliers

Une bouffée d'oxygène pour les jardiniers confinés. / © Christine Ravier/FTV
Une bouffée d'oxygène pour les jardiniers confinés. / © Christine Ravier/FTV

L'Etat autorise finalement la vente de semences et de plants à visée alimentaire, en dehors du circuit des grandes surfaces, afin de soutenir la filière horticole pendant la crise sanitaire. Reprise d'activité progressive mais pas suffisante dans les jardineries de la région.

Par Marie Martin

Un décret en date du 23 mars 2020 autorisait déjà la commercialisation des semences et plants pour les activités professionnelles agricoles, en tant que "fournitures nécessaires aux exploitations agricoles". Mais cela ne concernait pas les particuliers.


Semences et plants alimentaires

Pourtant, depuis quelques jours, des préfectures autorisent, afin aussi de préserver les circuits d'alimentation, cette commercialisation des semences et plants à visée alimentaire pour les particuliers. A certaines conditions :
  • sur les marchés ouverts autorisés par dérogation préfectorale. 
  • dans les rayons des jardineries actuellement ouvertes.
  • via des dispositifs de retrait de commande et/ou des services de livraison à domicile mis en place par les jardineries, qu’elles soient actuellement ouvertes ou fermées.
  • via la vente directe par les pépiniéristes sur le lieu de production, sous réserve de la prise préalable de rendez-vous entre les clients et le producteur.
C'est notamment le cas dans les départements du Lot, des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Garonne.


Reprise d'activité dans les jardineries

Depuis mercredi 1er avril, l'activité a donc repris dans les jardineries de la région. Le matin principalement. Un soulagement pour les jardiniers confinés. Une respiration aussi pour les professionnels, mais cette dérogation n'apaise pas toutes les inquiétudes, loin s'en faut.
© Christine Ravier/FTV
© Christine Ravier/FTV
Pour Aurélie Batuel, gérante de la jardinerie "Les compagnons des saisons", à Villeneuve-Tolosane, en Haute-Garonne, ce ne sont pas les plants potagers qui font vivre l'entreprise, laquelle a déjà mis trois salariés en chômage technique. "On a 2 000 m² de jardinerie, dont 200 m² de légumes...". Or, il n'est pas question de vendre des plantes d'ornement. Le calcul, en effet, est simple.


Ralentir la croissance

Les pépinières et jardineries font 80 % de leur chiffre d'affaires au mois d'avril et mai. Peut-on espérer un retour à la normale avant la fin de cette période ? Pour tenter de sauver la mise, certains ont fait le choix d'arrêter le chauffage dans les serres, pour tenter de ralentir au maximum la croissance des plants. 

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