Coronavirus : la solidarité entre voisins aussi, c'est contagieux

Faire les courses pour la dame âgée du dessus, garder les enfants de l'infirmière du rez-de-chaussée : en 10 jours l'initiative de l'association Voisins Solidaires a pris une ampleur inattendue, dans les immeubles et les résidences dont les habitants sont confinés. La solidarité c'est contagieux.

L'affiche de la campagne "Coronavirus : et si on s'organisait entre voisins ?" fait partie du "kit" qui a été chargé plus de 100 000 fois en une semaine.
L'affiche de la campagne "Coronavirus : et si on s'organisait entre voisins ?" fait partie du "kit" qui a été chargé plus de 100 000 fois en une semaine. © Frédéric Desse / FTV
L'épidémie de Covid-19 ne provoque pas seulement une crise sanitaire sans précédent : elle fait ressortir aussi ce qu'il y a de meilleur en beaucoup d'entre nous.
C'est ainsi que l'initiative de l'association Voisins Solidaires - pour favoriser l'entraide et tisser du lien social - a pris une ampleur inattendue dans les immeubles et les résidences, à Toulouse et dans les autres villes où ce réseau a des antennes, depuis que leurs habitants sont confinés chez eux.
Une preuve que - plus encore que la pandémie - la solidarité c'est contagieux.

En une semaine les gens ont téléchargé plus de 100 000 "kits Coronavirus" sur le site de Voisins Solidaires : c'est un chiffre au-delà de toutes nos espérances

se réjouit Atanase Perifan, président et fondateur de l'association.  
Exemple concret : dans la copropriété dont Christophe Gay est le gardien - et correspondant du réseau Voisins Solidaires - des jeunes étudiants ont placardé des affiches dans le hall pour proposer leurs services aux personnes âgées qui ne peuvent se déplacer, en premier lieu pour aller faire leurs courses.

A Montpellier aussi

Ils ont augmenté l'impact de leur offre de services en la mettant sur les réseaux sociaux.
Quant au gardien, il informe tous les résidents qu'il croise qu'il se met à leur disposition en cas de besoin.
Un exemple suivi partout en France et en Occitanie particulièrement, comme ici à Montpellier.Dans une autre résidence toulousaine, une correspondante du réseau a pris une initiative à la fois solidaire et créative :

Comme il n'y a pas de personnes âgées dans mon immeuble, et que les mamans gardent leurs enfants chez elles, j'ai proposé à tous les voisins que je rencontrais de faire des courses groupées au drive d'un supermarché, comme ça il n'y a qu'une personne qui sort au lieu de 24

explique Chantal Basue.
Une idée frappée au coin du bon-sens, d'autant plus si on tient compte du fait que beaucoup de magasins d'alimentation filtrent leurs accès et ne laissent entrer les clients qu'au compte-gouttes, pour respecter les mesures barrières réglementaires.

Plus de discipline

Ces mesures barrières, à force de les répéter on croit que tout le monde les connaît : Pourtant il reste des efforts à faire pour se conformer aux strictes exigences du confinement.

J'ai vu des enfants des résidents jouer au football en 2 équipes de 10 sur la pelouse de la copropriété

déplore ce gardien d'immeuble, contraint d'attendre les directives du syndic pour pouvoir intervenir.

Réseaux solidaires : via le web aussi

L'entraide se manifeste aussi aujourd'hui sous des formes moins concrètes mais tout aussi importantes pour celles et ceux qui ont besoin de soutien et de chaleur humaine.
C'est ainsi que, les visites de sportifs aux enfants hospitalisés étant suspendues, pour garder du lien avec les familles de ces enfants, l’association "Un maillot pour la vie" - créée à Toulouse en 2000 pour « faire rêver les enfants malades » - a lancé un groupe Facebook : « 1 Maillot pour la vie - on reste ensemble ! ».
Les employés de l’association et les sportifs vont animer le groupe pour les enfants en leur proposant des défis sportifs, créatifs, pendant toute la durée de la période de confinement.
Leur voeu est que d'autres familles d'enfants malades, dans toute la France, rejoignent ce groupe Facebook pour bénéficier de toutes les animations qui y sont organisées.
 
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