Coronavirus : l'Université Jean Jaurès de Toulouse fait le choix d'examens à distance

A l’Université Jean Jaurès, les examens de fin d'année auront bien lieu mais à distance. Les professeurs sont invités à faire preuve de compréhension et de bienveillance pour ne pas pénaliser les étudiants. Insuffisant pour les syndicats qui plaidaient notamment pour "un 10 pour tous". 
 

Cette année, les examens auront lieu à distance à l'Université Jean Jaurès à Toulouse
Cette année, les examens auront lieu à distance à l'Université Jean Jaurès à Toulouse © PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/MAXPPP

La commission formation et vie universitaire (CFVU) qui s’est réunie le 29 avril dernier a statué sur la tenue des examens en période de coronavirus. Les cours en présenciel ne reprendront pas d’ici la fin de l’année universitaire et ne pourront donc être sanctionnés par les examens habituels. Tout se fera à distance.
 

Réorganisation des évaluations à l'Université Jean Jaurès

 

Ne pas pénaliser les étudiants 

Deux cas de figure sont possibles :

1/ la note obtenue aux prochains examens est supérieure à 10/20, le semestre est alors validé
2/ la note obtenue est inférieure à 10/20 : la note du premier semestre est consultée et si celle-ci est supérieure à la moyenne, elle est alors conservée. Le principe de la meilleure des deux notes est retenu.
 

Pas de validation automatique : les syndicats étudiants déçus


Les syndicats présents à l’université Jean Jaurès demandaient unanimement une valisation automatique de l'année avec le principe d'un "10 améliorable". Alexis Nicolas, membre du syndicat étudiant UET, Union des Étudiants Toulousains :

Que l’étudiant compose ou non, on demandait qu’il y ait 10 à minima pour que personne ne soit pénalisé. 


Mais selon l’étudiant qui a participé à la commission Formation et vie universitaire du 29 avril, cette demande n’a même pas été soumise au vote d’où l’impression « d’avoir nos revendications balayées d’un revers de main ». L’UET dont je fais partie est très déçue, c’est « un déni de démocratie ».

Avant d’ajouter : «  avec le recul, je pense que c’est mieux que rien car au départ, il n’y avait aucun cadre à part la bienveillance demandée aux professeurs. On a obtenu que les travaux personnels, c’est-à-dire les dossiers soient privilégiés et non les examens QCM ou examens en temps limité car beaucoup d’étudiants sont peu ou mal équipés en ordinateur. »

 
 

La fracture numérique


Dans le courrier qui détaille les modalités d’examen, la présidence de l’université insiste sur le principe de bienveillance envers les étudiants et invite « chaque enseignant·e à faire preuve (…) de la plus grande compréhension et d’une bienveillance accrue. »

Les cours envoyés par mail, les échanges par écran interposé ne suffisaient pas à remplacer cours classiques et échanges entre étudiants et professeurs. Il a fallu également tenir compte de la situation des jeunes peu ou pas équipés d’ordinateurs et de connexion. Des ordinateurs, prêtés par la Région Occitanie, ont bien été distribués à 198 étudiants de l’Université Jean Jaurès mais uniquement après les vacances de printemps. 
   

La session de septembre sur les bancs de la fac, si possible


Les examens de la deuxième session devraient se dérouler sur les bancs de l’université du lundi 14 septembre au samedi 26 septembre, si les consignes sanitaires et de sécurité le permettent. Mais là encore, si l’épidémie était encore trop présente, tout pourrait se faire à distance.
 
 
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