Covid : le patron d'un bar à Toulouse déplore la fin de "l'esprit de bistrot" et décide de fermer son établissement

Le Nabuchodonosor, bar de nuit à Toulouse, sera fermé à partir de lundi 28 septembre pour une durée indéterminée. Selon son propriétaire, les restrictions d'ouverture imposées aux bars et restaurants (fermeture à 22h) empêchent les bistrots de jouer leur rôle de lieu d'échange et de sociabilité. 

Le Nabuchodonosor, bar à vins mythique du centre-ville à Toulouse revendique un esprit festif et de partage
Le Nabuchodonosor, bar à vins mythique du centre-ville à Toulouse revendique un esprit festif et de partage © Nicolas Rivière
C'est un haut lieu de la dégustation du vin. Le Nabuchodonosor, rue du Coq d'Inde à Toulouse, est un bar à vins bien connu des amateurs de bonnes bouteilles. Et surtout, il défend l'esprit de bistrot, c'est à dire l'échange, la joie et le partage entre clients accoudés au comptoir. Bref, c'est un bar "debout" comme l'explique l'un des deux co-propriétaires qui défend ce concept.
 

"Je viens de Carmaux dans le Tarn, cité de mineurs, où le bistrot a un vrai rôle d'échange d'histoires".

Benjamin Bohle-Roitelet - propriétaire du bar Le Nabuchodonosor

Défendre le concept du comptoir et du bar "debout"


C'est pour cette raison que Benjamin Bohle-Roitelet a pris la décision de fermer son établissement dès ce lundi 28 septembre 2020.
Le Nabuchodonosor est ouvert habituellement du mercredi au samedi, de 18h à 2h ou 3h du matin. Les restrictions qui entrent en vigueur lundi à Toulouse obligent les bars à fermer à 22h.

S'il comprend les décisions sanitaires du gouvernement, le responsable de l'établissement estime que 22h, c'est trop tôt pour un bar du soir. Il estime que la nouvelle règlementation est inadaptée à l'esprit des lieux.
 

"Le rôle du bistrot n'est plus là. On y va pour partager, se sociabiliser comme dans un village. Cette partie là de notre établissement n'existe plus du tout."

Benjamin Bohle-Roitelet - propriétaire du bar le Nabuchodonosor



Les deux co-propriétaires refusent d'installer un plexiglas devant le comptoir et distancier les clients serait compliqué dans un espace restreint de 38 m2... "Ca n'est pas notre projet de départ", explique l'un des deux responsables du bar.
Alors, le temps de la crise sanitaire, ils réfléchissent à un autre concept comme des cours d'oenologie et de dégustation de vins. Les deux associés espèrent s'en sortir grâce à leurs activités annexes, dans l'internet et la santé. 
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