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Décès de Dominique Baudis : François Hollande salue "un homme épris de liberté"

Le Président de la République a salué la mémoire de Dominique Baudis, décédé ce jeudi à 66 ans. François Hollande a insisté sur l'homme "épris de liberté". 

François Hollande avec Dominique Baudis en janvier 2014 lors de la remise du rapport sur les droits de l'enfant
François Hollande avec Dominique Baudis en janvier 2014 lors de la remise du rapport sur les droits de l'enfant © AFP
Le président de la République François Hollande a salué ce jeudi la mémoire de Dominique Baudis, décédé à 66 ans.

Voici l'intégralité du communiqué de l'Elysée : 

"La France a perdu son Défenseur des droits.

Dominique Baudis était, plus que tout, attaché à la liberté.

La Liberté de la presse d’abord comme journaliste, et correspondant de guerre au Proche-Orient. Il y fut même blessé. Puis, au sein de l’audiovisuel public, il présenta le journal en veillant à son équilibre malgré des engagements qui étaient connus.

C’est en homme épris de Liberté qu’il présida le Conseil supérieur de l’audiovisuel. Il a contribué à moderniser le secteur des médias en développant la télévision numérique terrestre.

C’est au nom de la Liberté qu’il entra dans la vie politique. Il exerça les mandats de maire de Toulouse, pendant 18 ans, puis président du Conseil régional de Midi-Pyrénées et député de la Haute-Garonne.

Il fut un gestionnaire avisé, légitimement fier de ses résultats en terme de comptes publics.

C’est encore en homme de Liberté qu’il fut porté à la présidence de l’Institut du monde arabe pour mieux faire partager les cultures et les civilisations.

Enfin, c’est pour la Liberté qu’il accepta de devenir Défenseur des droits en juin 2011.

Il sut incarner avec justesse et sagesse cette nouvelle autorité constitutionnelle pour lutter contre les discriminations, protéger les plus vulnérables, notamment les enfants.

Il savait ce qu’était l’injustice et la cruauté. Il les avait éprouvées dans leur ignominie quand, accusé par une rumeur honteuse, il avait dû défendre lui-même son honneur.

Et c’est avec l’arme de la Liberté qu’il l’a vaincue.

J’ai pour Dominique Baudis une infinie reconnaissance pour le courage, l’abnégation et la tolérance dont il fit preuve tout au long de sa vie.

J’adresse à son épouse Ysabel, à ses enfants et à tous ses proches mes sincères condoléances."
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