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Deux blessés par balle dans le quartier des Izards après une nouvelle fusillade à l'arme de guerre

Une troisième fusillade en quelques jours a fait deux blessés dimanche soir, dont un grave, dans le quartier des Izards au nord de Toulouse. Un jeune homme a été hospitalisé dans un état critique. L'arme utilisée est une arme de guerre, selon le procureur de la République.
Les policiers ont relevé 26 impacts de balles sur les lieux de la fusillade
Les policiers ont relevé 26 impacts de balles sur les lieux de la fusillade © MaxPPP
Une troisième fusillade est intervenue dimanche soir vers 23h30 dans le quartier des Izards à Toulouse. Deux personnes ont été blessées par balle, à l'arme de guerre. Les victimes sont deux jeunes majeurs, ils ont été atteints par une rafale de pistolet automatique, devant un immeuble de la rue des Chamois. L'un a été grièvement blessé à l'abdomen et transporté, inconscient, dans un état critique, à l'hôpital de Purpan et son pronostic vital est engagé. L'autre, blessé à la main, était conscient à l'arrivée des secours et sa vie n'est pas en danger. D'après le procureur de la République de Toulouse, Michel Valet, l'arme utilisée "est une arme de guerre qui peut correspondre à une Kalachnikov ou à d'autres armes du même type". 
La fusillade qui a coûté la vie à un jeune habitant du quartier a eu lieu en bas de cet immeuble de la rue des Chamois
La fusillade qui a coûté la vie à un jeune habitant du quartier a eu lieu en bas de cet immeuble de la rue des Chamois © Delphine Gérard / France 3 Midi-Pyrénées

26 impacts de balles

Des douilles ont été récupérées sur les lieux. 26 impacts de balles ont été dénombrés sur la porte blindée d'accès à l'immeuble. Deux autres armes de poing, un 7.65 vide et un 9 mm chargé, ont été retrouvées sur les lieux. Selon le procureur, un homme a été placé en garde à vue mais son implication directe dans les faits est loin d'être certaine. De source proche de l'enquête, un véhicule avec cinq personnes à bord a pris la fuite à l'arrivée de la police. L'homme interpellé serait l'un des occupants du véhicule.

Toutes les pistes sont étudiées

Règlement de compte en lien avec un trafic ? Transaction qui tourne mal ? Michel Valet s'est refusé à émettre des hypothèses sur les motivations de l'attaque : "toutes les pistes sont envisagées, aucune n'est écartée". Il a précisé que les deux blessés, l'un habitant aux Izards, l'autre dans un autre quartier de Toulouse, n'avaient pas de casier judiciaire. L'enquête a été confiée à la Sûreté départementale et à la police judiciaire.

EN VIDEO / le reportage de Delphine Gérard et Marc Lasbarère

Un quartier classé ZSP​

Les tirs se sont produits au pied d'un immeuble situé juste derrière la station de métro Trois Cocus. C'est le coeur du quartier des Izards, inscrit depuis fin 2012 en Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP). Des territoires que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, veut "reconquérir" en y affectant des moyens supplémentaires et en y menant une action taillée sur mesure. Quartier d'origine de Mohamed Merah, le tueur au scooter, les Izards ont été classés ZSP parce qu'ils étaient une plaque tournante du trafic de drogue à Toulouse. L'immeuble au pied duquel s'est produite la fusillade est d'après une source proche de l'enquête, connu pour être un lieu de trafic.

Aucun lien pour l'instant avec les autres fusillades

D'après le procureur de la République, aucun lien n'est établi pour l'instant avec les fusillades de derniers jours dans le quartier.
Mercredi dernier, deux hommes en scooter avaient ouvert le feu sur deux commerces. Un client d'un salon de coiffure a été très légèrement blessé par les éclats de verre. Le scooter avait été retrouvé incendié à proximité.
Le lendemain, c'est un cycliste qui a été visé par des tirs depuis une voiture, sans être touché, route de Launaguet en bordure du quartier des Izards. 

Le maire de Toulouse se rend sur place

On a appris en fin de journée que Pierre Cohen, le maire PS de Toulouse, s'était rendu dans le quartier des Izards ce lundi après-midi. Il y a notamment rencontré les habitants de la rue des Chamois, inquiets en en colère mais aussi le personnel de l'office HLM Toulouse-Habitat.
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