Rugby Top 14 : vainqueur 24-21 de la demi-finale face à Bordeaux-Bègles, le Stade Toulousain est en finale

Publié le Mis à jour le
Écrit par Yann-Olivier d'Amontloir

En s'imposant 24-21 en demi-finale du TOP 14 de Rugby, ce samedi soir face à l'Union Bordeaux-Bègles, le Stade Toulousain a validé son ticket pour la finale. C'est une nouvelle étape vers l'objectif dont rêve tout le club rouge et noir : réussir le doublé Champion de France-Champion d'Europe.

Vendredi soir prochain les Rouges et Noirs retrouveront le Stade Rochelais sur la pelouse du Stade de France : un remake de la récente finale de la Coupe d'Europe.

L'aventure toulousaine s'achèvera sur ce sommet de la saison 2020-2021. Bien malin celui qui peut prétendre connaître le sort de cette rencontre.

Un paramètre dont il faudra tenir compte : les Hauts-Garonnais bénéficieront de 24 heures de repos de moins que les Maritimes.

D'ores et déjà, sitôt la victoire fêtée, les Stadistes auront un triple impératif : récupérétion, récupération... Et récupération.

Le Stade Toulousain est en finale

Mêlée toulousaine à 1'30'' de la sirène : le Stade enchaîne les "pick and go" jusqu'au bout du suspense. C'est la victoire 24-21 !

Mais quelle bataille.

On est entré dans le "money time" et face à la pression physique bordelaise les Rouges et Noirs font de la résistance : la fatigue se fait sentir et Kolbe rate une chandelle de dégagement ; l'UBB campe dans la moitié de terrain toulousaine.

Une percée d'Uberti offre une occasion de revenir à la marque que Jalibert ne manque pas de concrétiser : 24-21 pour Toulouse à trois minutes de la fin de la rencontre. Elles vont être irrespirables.

Le deuxième essai signé Ramos

Ce n'est que reculer pour mieux sauter : les Hauts-Garonnais récupèrent la touche et cette fois le ballon arrive jusqu'à Thomas Ramos qui emporte deux défenseurs dans sa course. Il transforme lui-même son propre essai et Toulouse reprend le large 24-18.

Une belle séquence toulousaine à 5 mètres de la ligne d'en-but bordelaise se termine par un ballon dans les bras de Mathis Lebel qui est poussé en touche. Les blancs plient mais ne  cèdent pas.

Les vingt dernières minutes de la rencontre s'annoncent suffocantes : sur une nouvelle mêlée tournée les Bordelais bénéficient d'une pénalité qui leur permet de reprendre un avantage d'un point. A 18-17 pour l'UBB le chassé-croisé au score continue.

K.O. et carton rouge

Deuxième recours à la vidéo : une percussion en plein vitesse du n° 13 sur Romain Ntamack met K.O. l'ouvreur toulousain. Pendant qu'on l'évacue sur une civière, le verdict tombe : carton rouge contre le trois-quart centre Seuteni. Sur la pénalité Ramos permet à Toulouse de repasser devant : 17-15.

L'UBB va terminer le match à quatorze contre quinze, mais l'état de santé de Romain Ntamack suscite bien des inquiétudes.

Du coup Ramos passe à l'ouverture, et Cheslin Kolbe recule au poste d'arrière.

Le doublé pour Ben Lam

Bordeaux impose progressivement son jeu fait de coups de bouttoir : Cameron Woki déboule sur l'aile droite suite à un ballon arraché par Mathieu Jalibert et l'action s'achève sur l'aile opposée par un deuxième essai de Ben Lam.

La transformation ne passe toujours pas mais pour la première fois de la partie l'UBB mène 15-14. On joue depuis 55 minutes et le Stade semble cafouille son rugby.

Les mouches ont-elles changé d'âne ?

Du coaching dans les paquets d'avants

Le manager bordelais Christophe Urios ne paraît pas satisfait du rendement de ses avants et décide de changer la totalité de sa sa première ligne, mais les trois premières mêlées les remplaçants n'y sont toujours pas. Du coup le pack toulousain insiste à multiplier ces phases de jeu mais finit par se faire pénaliser à son tour.

Ugo Mola en profite pour faire sortir Julien Marchand et Jérôme Kaino.

Avec l'avantage de la remise en jeu l'UBB démarre cette seconde prériode avec ce qu'elle sait faire le mieux : faire parler la puissance de ses avants ; mais les Stadistes résistent, jusqu'à la première pénalité contre eux. De plus de 50 m Mathieu Jalibert cette fois ne manque pas de la convertir.

Bordeaux revient à 14-10 au score.

Le Stade Toulousain mène 14-7 à la mi-temps

Sur la première mêlée remportée par le pack bordelais, Mathieu Jalibert tente une pénalité de plus de 50 mètres : sur la sirène son coup de pied passe légèrement à gauche des poteaux. Le Stade Toulousain mène 14-7 à la pause. 

Première intervention de l'arbitre-vidéo à la 33ème minute : le troisième ligne centre bordelais fait encore parler de lui sur un déblayage à la limite de la légalité sur le deuxième centre toulousain Chocobares ; finalement pas de carton jaune mais une pénalité bien placée offerte à la botte de Thomas Ramos, à l'intérieur des 22 m adverses : et ça fait 14-7 pour le Stade.

Le bras de fer annoncé tient ses promesses

Tenir bon dans ce bras de fer et déplacer le jeu dans le camp adverse : les deux formations s'y emploient avec toutes les armes à leur disposition, mais Bordeaux-Bègles se met plus souvent à la faute ; on dénombre 8 pénalités contre l'équipe girondine pour 2 seulement concédées par les Hauts-Garonnais alors qu'on atteint la demi-heure de jeu.

Globalement ont peut dire que les Rouges et Noirs dominent cette première période : la mêtée assure la conservation du ballon et en face quelques cafouillages empêchent d'évacuer la pression. Mais l'UBB ne rend pas les armes pour autant.

Un placage agressif du troisième ligne centre bordelais sur Antoine Dupont est sanctionné d'une nouvelle pénalité : Thomas Ramos a bien réglé la mire et ça fait 11-7 pour Toulouse.

L'UBB revient à la marque

Sur le renvoi les Bordelo-Béglais montrent qu'ils ont les moyens de réagir : une percée de l'ailier gauche Ben Lam et trois temps de jeu s'achèvent par un essai du même Ben Lam que Mathieu Jalibert transforme aisément. 8-7 pour Toulouse à l'approche du quart-d'heure de jeu.

La première mêlée du match tourne nettement en faveur du pack tooulousain : de 26 m quasiment face aux poteaux Thomas Ramos transforme la pénalité. 8-0 pour les Rouges et (surtout) noirs.

Ntamack score le premier essai

C'est d'ailleurs sur un ballon mal joué au pied que Romain Ntamack ouvre la marque en faveur de Toulouse au bout d'un long sprint qui se termine dans le coin gauche de l'en-but. Transformation au ras du poteau, mais à l'extérieur : le Stade Toulousain mène 5-0 après sept minutes de jeu.

Devant seulement 5 000 spectateurs - jauge légale oblige - ce sont les Toulousains (en noir) qui donnent le coup-d'envoi et mettent immédiatement la pression dans le camp des Bordelais qui jouent en blanc ; mais ils résistent bien et se dégagent. Le match débute sous le triple signe du choc des avants, du jeu au pied de domination et du jeu de main à la toulousaine... Du rugby complet, quoi.

Alors que les nuages de pluie s'amoncellent au-dessus de la métropole lilloise, les supporters des Rouges et Noirs mettent l'ambiance devant l'enceinte du stade Pierre Mauroy : la victoire, la finale et même le titre, ils y croient déjà. 

Le toit mobile a été fermé dès ce samedi midi, en accord avec les entraîneurs des deux équipes.

L'ambition vers les plus hauts sommets. Gagner la demi-finale du TOP 14 de Rugby, ce samedi soir face à l'Union Bordeaux-Bègles, ne serait qu'une marche de plus, pour le stade Toulousain, dans son ascension vers l'objectif dont rêve tout le club rouge et noir - et ses supporters : réussir le doublé Champion de France-Champion d'Europe.

Au stade Pierre Mauroy de Lille (Nord), ce sera la quatrième rencontre opposant les deux clubs cette saison, et les Toulousains ont déjà remporté les trois premières : à domicile eten Gironde au cours de la saison régulière du Top 14, puis en demi-finale de la "Champions Cup", la Coupe d'Europe de rugby.

Ces trois victoires ne constituent pas forcément un avantage pour les Hauts-Garonnais : les Girondins seront forcément assoiffés de revanche, et ont les armes pour bousculer ceux que l'on présente comme les favoris de cette demi-finale.

Depuis deux saisons, le club bordelais n'a cessé de se renforcer au niveau de son effectif, tout en progressant dans le même temps au classement du championnat.

Son entraîneur Christophe Urios possède les armes pour faire pratique à ses joueurs un rugby capable de contrecarrer le "jeu à la Toulousaine", et le coach des rouges et noirs Ugo Mola en est pleinement conscient.

Le mot-d'ordre : s'adapter

Pour autant il n'a pas l'intention de changer fondamentalement quoi que ce soit dans la mécanique de son équipe :

Nous on s'entraîne tous les jours à s'adapter : il faudra qu'on s'adapte encore une fois. Parfois ça nous joue des tours, on n'y arrive pas aussi bien qu'on le souhaiterait ; mais ce qui est sûr c'est qu'il faudra s'adapter très certainement à des choses que l'on n'a pas encore rencontrées lors de nos matchs précédents face à l'UBB.

Ugo Mola, entraîneur du Stade Toulousain

 

Le Stade Toulousain bénéficie de l'avantage d'avoir eu une semaine de repos de plus que son adversaire, grâce à sa place de leader au classement à l'issue de la saison régulière.

Du repos et du travail

Un avantage qui a permis à la fois de récupérer physiquement et de mieux se préparer tactiquement, même s'il a fallu attendre le week-end dernier pour connaître l'identité de son adversaire.

Le travail sur le terrain a été intense et outre les blessés de longue date, les stadistes craignent de voir leur seconde ligne décimée : Manu Meafou est d'ores et déjà "out", tout comme Ritchie Arnold, son frère jumeau Rory Arnold tiendra sa place au coup-d'envoi malgré un état physique "incertain" et Josefa "Joe" Tekori a dû être retiré de la feuille de match.

Ce vendredi 18 juin, les quinzistes toulousains ont pu bénéficier d'une séance d'entraînement sur la pelouse du stade Pierre Mauroy, quelques heures avant la première demi-finale qui a vu La Rochelle battre le Racing 92 sur le score de 19 à 6

Une mise en place importante, notamment sur les lancers en touche, au vu des absences en perspective en deuxième ligne.

Dernière inconnue : les conditions météorologiques ; on annonce de gros risques d'orages sur la préfecture du Nord ce samedi soir. Si ces menaces se concrétisaient, Ugo Mola ne serait pas contre la fermeture du toit du stade, histoire de préserver la qualité des conditions de jeu.

Le coup-d'envoi est donné à 20 H 45.