Les établissements scolaires et les universités à Toulouse paralysés par la grève

L'université Jean Jaurès à Toulouse est bloquée, comme ici à l'arche, depuis ce jeudi matin. / © Emma Derome - FTV
L'université Jean Jaurès à Toulouse est bloquée, comme ici à l'arche, depuis ce jeudi matin. / © Emma Derome - FTV

La grève du 5 décembre contre la réforme de la retraite impacte fortement le secteur de l'enseignement à Toulouse. Plusieurs établissements scolaires et universités sont ainsi bloquées.

Par Sylvain Duchampt

Le parvis de l'université Jean Jaurès, à Toulouse, est complètement vide. Des tables et des chaises entravent plusieurs entrées des bâtiments de la faculté. Des banderoles accrochées évoquent la précarité étudiante "La jeunesse qui s'endette relève la tête" et annoncent un "décembre noiré".
 

Report des examens

La veille, en assemblée générale, les étudiants ont voté le blocage de l'établissement malgré la décision de la présidence de l'université d'autoriser les personnels à quitter leur poste de travail à 12h30, de lever le contrôle d’assiduité des étudiants et un report des examens de contrôle continu étaient également prévus.

L'ensemble du Campus est donc fermé. Dans un communiqué la présidence déplore ce choix : "Tout en comprenant les fondements des mouvements sociaux actuels et en partageant les inquiétudes exprimées, la présidence ne souhaite pas que notre communauté se trouve une nouvelle fois ébranlée."

Situation similaire à Sciences Po Toulouse où les cours et les examens sont bloqués jusqu'à samedi.
 

Forte mobilisation des grévistes

Du côté des écoles primaires, des collèges et des lycées, les perturbations sont aussi importantes. A 10 heures, les syndicats annonçaient près de 72% de grévistes dans les établissements. "C'est une très grosse réussite ! " se félicite Nicolas Mousset, représentant FSU au collège Berthelot à Toulouse.
 
Devant le lycée Saint Sernin, des lycéens et des étudiants se réunissent en assemblée générale avant le départ pour la manifestation à Toulouse. / © Emma Derome - FTV
Devant le lycée Saint Sernin, des lycéens et des étudiants se réunissent en assemblée générale avant le départ pour la manifestation à Toulouse. / © Emma Derome - FTV
Témoignage de Bertille, collégienne dans l'établissement des Chalets.


Selon l'académie de Toulouse, l'accueil des élèves est assuré dans les collèges et les lycées. Pour les écoles maternelles, primaires, la mairie de Toulouse a mis en place un dispositif d'accueil sur 11 différents sites
Les syndicats étaient réunis ce matin à la bourse du travail à Toulouse. / © Emma Derome - FTV
Les syndicats étaient réunis ce matin à la bourse du travail à Toulouse. / © Emma Derome - FTV
Le mouvement pourrait se prolonger. Réunis dans une salle comble à la bourse du travail de Toulouse, l'intersyndicale des enseignants a voté ce matin la reconduction de la grève jusqu'à mardi prochain.

Parmi les grévistes présents, Céline et Florence, professeures au lycée Stéphane Hessel à Toulouse. Elles vont aller manifester cet après-midi pour "lutter contre le nouveau système de retraite à point". "J'ai commencé à travailler à 24 ans, raconte Céline. Je devrais finir à 67 ans afin d'obtenir un taux plein."
Les simulateurs en ligne lui enlève 1000 euros par mois avec le nouveau système.

Florence doit encore attendre 6 ans avant de pouvoir prendre sa retraite. Elle ne sait pas comment elle va pouvoir continuer à aider ses enfants : "Aujourd'hui, on me dit que j'aurais la moitié de mon salaire actuel et je suis au maximum de ce que je peux toucher".  Inimaginable pour l'une comme pour l'autre.

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