L'hôpital de Toulouse veut comprendre comment les enfants ont vécu le confinement et le Coronavirus

Avec le confinement et l'épidémie de coronavirus, les enfants ont été exposés à un haut niveau de stress et d'anxiété. Pour évaluer un éventuel stress post-traumatique, le CHU de Toulouse lance l'étude E-COCCON.

Le coronavirus suscite de nombreuses interrogations, y compris chez les plus petits.
Le coronavirus suscite de nombreuses interrogations, y compris chez les plus petits. © Laurent BROSSY
Quel a été l'impact du confinement chez les plus jeunes ? Peuvent-ils développer des troubles psychologiques ?
Autant de questions auxquelles les psychiatres et scientifiques n'ont pour l'heure toujours pas de réponse. Pour tenter d'évaluer l'impact du confinement chez les 8-15 ans, le pôle enfants du CHU de Toulouse lance l'étude E-COCCON.

"On sait qu'après un événement dramatique les enfants ont 4 fois plus de risques de développer des critères de stress post-traumatiques que les adultes. Or plus le confinement est long, plus les risques sont élevés", nous explique le professeur Isabelle Claudet, chef des de service des urgences pédiatriques et chef du Pôle enfants au CHU de Toulouse en charge de cette étude.

Haut niveau de stress et d'anxiété

Avec cette pandémie, ce confinement et la fermeture des écoles, les enfants ont vu leur routine habituelle, leurs activités, leurs modalités d'enseignement et leurs relations sociales être totalement modifiées, poursuit le professeur Isabelle Claudet, chef du Pôle enfants au CHU de Toulouse.
Certains l'ont plus mal vécu que d'autres. Cette étude nous permettra d'avoir des données plus précises. Et surtout d'orienter vers des professionnels ceux qui ont besoin d'un suivi psychologique.

Ces petits ont en effet été exposés à de grandes quantités d'information sur cette pandémie via les médias et soumis à un haut niveau de stress et d'anxiété de la part de leurs parents. 

Des phobies dans l'avenir ? 

L'étude E-COCCON permettra de savoir si des enfants ont eu par exemple des troubles du sommeil, (retard à l'endormissement), des problèmes de comportement comme de l'agressivité, problèmes de concentration ou encore un repli sur soi.
A terme des phobies ou des comportements anti-sociaux peuvent en effet apparaître.

Le CHU invite ainsi les familles qui le souhaitent à participer. Il faut appeler au 05 34 55 86 73 du lundi au vendredi et se soumettre à un questionnaire par téléphone.

Anonymat garanti !

Nous poserons 13 questions aux parents et d'autres aux enfants. Un questionnaire qui dure 20 minutes environ.
Nous souhaitons aller vite, si possible ces deux prochaines semaines car avec le déconfinement les enfants risquent d'oublier comment ils se sentaient pendant ce confinement , nous précise la chef du Pôle enfants du CHU de Toulouse.

Les médecins souhaiteraient pouvoir interroger entre 500 et 1000 familles pour pouvoir balayer toutes les couches sociales et les différents contextes de confinement (appartements ou maisons).

Cette étude sera bien évidemment anonyme. Ces résultats permettront de mieux apprécier les effets d'un confinement sur les plus jeunes d'entre nous.
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