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Jihadiste français en Syrie, il fait l'apologie de Mohamed Merah

Scène de guerre à Alep (Syrie) / © AFP
Scène de guerre à Alep (Syrie) / © AFP

Ce sont deux interviews-choc diffusées ce mardi sur sur France-Culture et France-Info : deux interviews de jeunes Français partis faire le jihad en Syrie. Ils expliquent pourquoi ils sont partis et surtout l'un d'eux se réfère à Mohamed Merah : "pas une idole", mais un modèle. 

Par Fabrice Valery

C'est une enquête menée par plusieurs journalistes dont Omar Ouahmane de France-Culture. Qui sont ces jeunes Français qui partent faire le jihad en Syrie

Après des mois d'efforts pour persuader ses contacts de témoigner, le journaliste est parvenu à interviewer deux d'entre-eux via Skype. Des interviews publiées et diffusées ce mardi sur plusieurs médias français dont France-Info. 

Merah, il représente une jeunesse qui sait ce qu'elle veut" (un djihadiste français en Syrie).


L'un des jihadistes, qui affirme être en Syrie depuis un an et demi, y parle de Mohamed Merah, qui a tué sept personnes et blessé deux autres grièvement entre le 11 et le 19 mars 2012 à Toulouse et Montauban avant d'être abattu par le Raid dans son appartement toulousain.

Les propos de ce jeune Français sont clairs : "Merah, c'est pas une idole ! Il représente une jeunesse qui revient à l'Islam, une jeunesse qui sait ce qu'elle veut". 

"Merah, il est parti, il a appris, il est revenu et il a appliqué" (un jihadiste français en Syrie)



Et d'ajouter : "Moi j'ai des papiers européens, si je veux je rentre et je fais tout péter (rires).  (...) Ce qu'il a fait Mohamed Merah : il est parti, il a appris, il est revenu, il a appliqué".

AUDIO : l'interview des deux jihadistes français diffusée par France Info : 

Le journaliste précise cependant que dans ces entretiens avec les jihadistes français en Syrie, ils ont exprimé leur souhait de "mourir en martyr", au combat ou dans un attentat-suicide pour "rejoindre le paradis"... et pas forcément de rentrer en France, où ils estiment être en permanence montrés du doigt, être "mal à l'aise". 

Leurs propos et leurs actions ont été vivement condamnés par plusieurs personnalités du monde musulman en France, qui réprouvent ce comportement et alertent sur le risque d'amalgame avec la communauté musulmane.




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