L'exposition des photos sur l'homosexualité d'Olivier Ciappa de nouveau vandalisée : la ville de Toulouse dépose une deuxième plainte

L'une des photographies vandalisées / © Emmanuel Wat/France 3 Midi-Pyrénées
L'une des photographies vandalisées / © Emmanuel Wat/France 3 Midi-Pyrénées

Saccagées vendredi soir, les photographies sur les couples homosexuels de l'artiste parisien Olivier Ciappa avaient été réinstallées dans une version provisoire sur les grilles du jardin du Grand Rond à Toulouse. Dimanche, elles avaient disparu. La ville porte plainte une nouvelle fois.

Par Laurence Boffet

Après le saccage, le vol ? C'est une question que se pose la ville de Toulouse après la "disparition" des photographies d'Olivier Ciappa qu'elle avait fait réinstaller sur les grilles du jardin du Grand Rond samedi. 30 copies plastifiées des photos de l'artiste avaient été réinstallées après le saccage des originaux de cette exposition intitulée "Les Couples imaginaires" dans la nuit de vendredi à samedi. Cette nouvelle installation accompagnée d'explications devait être provisoire en attendant une vraie réimpression des photos. Elle aura été plus qu'éphémère puisque tous ces nouveaux tirages ont été décrochés dans la nuit de samedi à dimanche à l'exception de l'un d'entre eux. Ce lundi, la ville de Toulouse annonce donc qu'elle va porter plainte une nouvelle fois.

"Les Couples imaginaires" de l'artiste parisien Olivier Ciappa est organisée en partenariat entre la Mairie et l'Autre cercle, une association LGBT (Lesbienne, Gay, Bi et Trans) qui fête son dixième anniversaire. Elle met en scène des couples hétérosexuels, homosexuels ou des familles monoparentales pour défendre l'égalité des couples. Ils sont représentés par des personnalités et des anonymes. Six jeunes gens ont été surpris en train de la vandaliser par un couple qui rentrait chez lui dans la nuit de vendredi à samedi. Agés d'une vingtaine d'années, "ils se sont dits catholiques et ont dit défendre les valeurs de la France qui existent depuis des milliers d'années", selon un témoin. D'après le Parquet de Toulouse, ils n'ont pas été interpellés à ce jour.
Depuis le saccage de l'exposition, les témoignages de soutien se multiplient sur les réseaux sociaux, comme en témoigne ce tweet de Roselyne Bachelot qui a posé pour le photographe :

La réimpression des photographies est en cours selon la mairie qui n'a pas encore décidé ce lundi si elle mettrait en place des mesures de protection particulières pour leur réinstallation.

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