LGV : l'appel de Carole Delga, Georges Méric et Jean-Luc Moudenc aux candidats à la présidentielle

Un train à grande vitesse (TGV). / © Jean-François FREY / MaxPPP
Un train à grande vitesse (TGV). / © Jean-François FREY / MaxPPP

A moins d'une semaine du 1er tour de l'élection présidentielle, la présidente de la Région Occitanie, le président du Conseil départemental de Haute-Garonne et le maire de Toulouse ont décidé d'unir leurs voix et d'interpeller les candidats à la présidentielle sur la nécessité de la LGV à Toulouse.

Par Laurence Boffet

A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle et juste avant la venue à Toulouse mercredi du président de la SNCF, Guillaume Pepy, Carole Delga (PS), Georges méric (PS) et Jean-Luc Moudenc (LR) ont choisi d'interpeller ensemble et d'une seule voix tous les candidats à l'élection présidentielle pour réaffirmer la nécessité de la ligne à grande vitesse (LGV) à Toulouse. 

Toulouse, 4ème ville de France doit avoir la LGV

"Comment concevoir aujourd'hui que la 4ème ville de France soit mise à l'écart de la grande vitesse et de toutes les retombées positives qu'elle entraîne pour le territoire ? " s'interrogent-ils d'une même voix dans un communiqué publié ce lundi. "Toulouse, la Haute-Garonne et l'ensemble d'Occitanie / Pyrénées-Méditerranée ne peuvent pas rester sans liaison ferroviaire à très grande vitesse avec le reste du pays. Notre région accueille 52 000 nouveaux habitants chaque année. Pour booster l'économie et les emplois, pour accroître l'attractivité et l'activité touristique, pour assurer l'égalité territoriale, la LGV reliant Paris à Toulouse n'est plus un atout, c'est une nécessité".

Ils rappellent que de nombreuses collectivités, des acteurs socio-économiques, des usagers et des associations la réclament et l'attendent. "Nous ne pouvons pas être le chaînon manquant de la grande vitesse du Sud-Ouest européen. Nous formons un pack, mobilisé plus que jamais, pour défendre ce projet indispensable à notre territoire et à l'Europe, qui doit mettre Toulouse à 3h10 de Paris" disent les trois élus avant de demander aux candidats de confirmer le landement de la ligne Bordeaux-Toulouse, selon les engagements pris depuis le début du projet Grand Projet Sud-Ouest (GPSO).

Un projet déclaré d'utilité publique

Le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), censé notamment relier en 2024 Paris à Toulouse, via Bordeaux, a été déclaré "d'utilité publique et urgent" en juin 2016. Il doit mettre Toulouse à un peu plus de 3 heures de la capitale, contre au moins 5h20 aujourd'hui. Le TGV Paris-Bordeaux, qui ouvrira en juillet prochain, permettra déjà d'économiser une heure sur le trajet avec Toulouse, soit 4h20 environ. Le coût de l'ensemble du GPSO, y compris la LGV Bordeaux-Dax (2027), est estimé à 8,3 milliards d'euros.

Une récente polémique sur l'extension de la ligne

Une polémique a éclaté le 10 mars dernier sur l'extension de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse. Sur France Inter, Guillaume Pepy avait dit "penser" que le TGV Paris-Bordeaux, récemment inauguré, était "le dernier pour le moment". Le maire LR de Toulouse lui avait alors demandé le 15 mars la confirmation des "engagements" de la société en faveur du TGV Paris-Toulouse.
Et le 20 mars, le président de la SNCF lui avait répondu qu'"il n'y a pas (en France) de projet de ligne à grande vitesse (LGV) qui soit en chantier". Fin mars, Jean-Luc Moudenc avait lancé une pétition pour mobiliser la population en faveur de la LGV. Elle affichait 23 900 signatures vendredi, jour de sa clôture officielle et en compte désormais 25 000 si l'on en croit la lettre ouverte dont le maire de Toulouse s'est également fendu ce dimanche dans le JDD.
C'est dans ce contexte que le président de la SNCF est attendu, de pied ferme, à Toulouse, ce mercredi. 


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