LGV Bordeaux-Toulouse : le département de Haute-Garonne met 631 millions d'euros sur la table, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques continuent à dire non

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Écrit par Sylvain Duchampt
Un TGV en gare de Lyon à Paris.
Un TGV en gare de Lyon à Paris. © Stéphane de Sakutin/AFP

La Haute-Garonne confirme, mardi 26 octobre, son engagement à hauteur de 631 M€ pour la construction de la LGV entre Bordeaux et Toulouse. En revanche, en Nouvelle-Aquitaine, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques ont signifié officiellement leur refus de participer à ce financement.

Après la région Occitanie et Toulouse Métropole, la Haute-Garonne vient de s'engager financièrement dans le projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse / Bordeaux-Dax. 

Deuxième financeur en Occitanie

Une enveloppe conséquente de 631 millions d'euros a été votée mardi 26 octobre par le Département, faisant de la collectivité "le second financeur d'Occitanie" comme se plaît à le rappeler le président du Conseil départemental, Georges Méric.

Le 14 octobre dernier, Toulouse Métropole donnait son feu vert afin de verser 616 millions d'euros pour l’ensemble du Grand projet Sud-Ouest (GPSO). Une semaine plus tard, c'était au tour de la Région Occitanie de valider sa participation à hauteur de 1,3 milliards d’euros.

Une belle unanimité occitane loin d'être partagée par les collectivités voisines de Nouvelle-Aquitaine. Comme révélé par France 3 Occitanie le 1er octobre, les départements du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques ont mis un sérieux coup de frein à l'enthousiasme collectif en exprimant leur refus de confirmer à l'État leur participation.

Les Pyrénées-Atlantiques et le Lot-et-Garonne disent "Niet !"

Une contestation officialisée par le vote, non pas de financements, mais d'une motion pour les Pyrénées-Atlantiques et d'une délibération pour le Lot-et-Garonne le 22 octobre dernier.

Le Département du Béarn, présidé par Jean-Jacques Lasserre (Modem), estime la part prise en charge par la région Nouvelle-Aquitaine pas assez importante (36,4 % de la part régionale) et la somme exigée des Pyrénées-Atlantiques "inacceptable", pour un "gain de temps estimé, au mieux, à 20 mn vers Paris". 

La collectivité béarnaise demande une nouvelle évaluation des participations et "conditionne également son éventuel engagement financier à un démarrage concomitant des travaux entre Bordeaux et Toulouse et ceux entre Bordeaux et Dax, ainsi qu’à l’engagement ferme et dans un délai raisonnable de la modernisation des voies existantes de la portion Dax-Bayonne-Hendaye et de la portion Dax-Orthez-Pau."

Urgence de trouver un accord

Dans le Lot-et-Garonne, les élus considèrent la participation demandée trop élevée et impactante pour les futures capacités d'investissement, tout en doutant de l'utilité du projet.

L'État et les régions doivent continuer à négocier pour trouver une porte de sortie. Mais le temps presse. Une solution doit être trouvée d'ici la fin de l'année afin de permettre la création en mars 2022 de l'Établissement public local (EPL) réunissant le financement de tous les acteurs de ce dossier.

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