LGV dans le Sud Ouest : une association écologiste annonce un recours devant le Conseil d'Etat

La LGV Bordeaux-Toulouse doit mettre Toulouse à un peu plus de 3 heures de Paris, / © Maxppp
La LGV Bordeaux-Toulouse doit mettre Toulouse à un peu plus de 3 heures de Paris, / © Maxppp

L'association de défense de l'environnement Sepanso a annoncé mercredi qu'elle allait déposer un recours devant le Conseil d'Etat contre le décret déclarant "d'utilité publique" les travaux des lignes à grande vitesses Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

Par MP + AFP

La Société pour l'Etude, la Protection et l'Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest (Sepanso) indique dans un communiqué qu'elle se prépare à "affronter juridiquement ce décret en étudiant de près les failles et fragilités juridiques du dossier dans la perspective d'un recours devant le Conseil d'État qui sera déposé dans les prochaines semaines".

Recours d'ici un mois
"Nous avons mobilisé nos juristes. Nous sommes en ordre de marche", a indiqué à l'AFP le président de l'association, Daniel Delestre, qui a précisé que le recours contre le décret, paru au Journal officiel le 5 juin, sera déposé "d'ici un mois au plus tard".
Pour l'association, "aucune réponse crédible n'est apportée au saccage écologique engendré, à la rentabilité socio-économique insuffisante du projet et à son financement incertain". Des élements "déjà dénoncés par la commission d'enquête publique", qui avait émis un avis défavorable, rappelle-t-elle.

La LGV Bordeaux-Toulouse
La LGV Bordeaux-Toulouse doit mettre Toulouse à un peu plus de 3 heures de Paris, contre au moins 5h20 aujourd'hui. Le coût des nouvelles lignes est estimé à 8,3 milliards d'euros, avec des hypothèses de mise en service en 2024 pour Bordeaux-Toulouse et en 2027 pour Bordeaux-Dax.
Plusieurs associations de riverains, opposées au projet, ont également promis qu'elles allaient multiplier les recours juridiques contre la déclaration d'utilité publique.
Parallèlement, 140 personnes ont acheté collectivement un terrain sur le futur tracé pour retarder le processus d'expropriation.

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