Mission Artemis vers la Lune : revivez le lancement de la fusée, dont un module clé a été réalisé par Airbus

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Écrit par June Raclet .

Grâce au nouveau programme lunaire de la NASA, la fusée géante SLS a décollé ce mercredi 16 novembre, ayant pour mission de placer le vaisseau Orion en orbite autour de la Lune. Plusieurs éléments clés de ce module ont été élaborés par Airbus, notamment le système de câblages. Revivez les images du lancement.

La mission lunaire Artemis I est lancée ! Après plusieurs reports liés à des problèmes techniques, la fusée géante SLS (Space Launch System) a finalement décollé de Floride ce mercredi 16 novembre 2022 à 07h47.

La fusée SLS a pour objectif de placer le vaisseau Orion en orbite autour de la Lune. Élément clé de ce vaisseau, le module de service européen (ESM) qui propulsera Orion vers son orbite lunaire, puis vers la Terre, a été construit par Airbus. Il constitue "le cœur et les poumons" des missions lunaires des astronautes. Revivez le lancement de la fusée :

Cylindre de quatre mètres de haut et de large, l’ESM pèse au lancement un peu plus de 13 tonnes. En plus de servir de système de propulsion principal pour le vaisseau spatial Orion, le module permet les manœuvres orbitales et le contrôle de l'altitude. Il fournit à l'équipage les principaux éléments de survie comme l'eau et l'oxygène, et régule le contrôle thermique du module d'équipage auquel il est amarré.

11 kilomètres de câbles fabriqués près de Toulouse

L’ESM est constitué de plus de 20 000 pièces et composants, allant de l’équipement électrique aux propulseurs en passant par les panneaux solaires et le matériel de survie. Toutes ces pièces ont été construites dans une dizaine de pays européens, pour être ensuite assemblées en Allemagne.

En Occitanie, ce sont 11 kilomètres de câbles qui ont été créés et minutieusement connectés par la société Latelec (groupe Latécoère), basée à Labège, près de Toulouse.

Ces câbles permettent de transmettre l’information et l’énergie au travers du module. Ça peut paraître basique comme équipement, mais en réalité c’est extrêmement complexe et surtout essentiel. C’est ce qui relie tout ce qui est à l’intérieur du module, à l’image du système sanguin du corps qui permet aux organes de fonctionner. Sans ces câbles, rien ne se passe.

Véronique Bonnet Nave, responsable industrielle des modules Orion

Un héritage spatial toulousain décisif 

"Beaucoup de travail d’ingénierie a également été fait à Toulouse", ajoute Véronique Bonnet Nave, responsable industrielle des modules Orion. C’est l’héritage de l’ATV (véhicule automatique de transfert européen), ce vaisseau cargo spatial chargé du ravitaillement de la Station spatiale internationale entre 2008 et 2014 , qui a pesé dans la balance.

Sans cet héritage de compétences toulousaines lié à l’ATV, la NASA n’aurait probablement pas choisi Airbus pour aller construire le module Orion et se serait passée des Européens.

Véronique Bonnet Nave, responsable industrielle des modules Orion

Ce premier vol de la mission Artemis qui emmènera Orion à plus de 70 000 kilomètres au-delà de la Lune est un vol test sans équipage. Mais le programme spatial de la NASA ne va pas s’arrêter là, il a pour objectif d’amener des hommes ainsi que la première femme sur la Lune d’ici 2024, et aura donc besoin de nombreux autres modules. Airbus a déjà contractualisé les 5 prochains modules, d’Artemis II à Artemis VI, et attend dans les prochains mois la contractualisation d’Artemis VII, VIII et IX, ce qui amène l'entreprise à l’horizon 2030.

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