L'organisation météorologique mondiale prédit un retour du phénomène climatique de la Niña entre fin juillet et septembre qui pourrait s'accompagner de températures plus fraîches. Quels seront ses effets ? Eléments de réponse.

2023, année la plus chaude jamais observée. On se souvient des températures caniculaires observées en France, en particulier dans notre région d'Occitanie.

A Toulouse-Blagnac en Haute-Garonne, 42,4 degrés ont été mesurés le 23 août dernier.

"L'épisode El Niño 2023 - 2024 a contribué à faire flamber les températures mondiales et à intensifier les phénomènes météorologiques extrêmes dans le monde entier, montre à présent des signes de déclin", a souligné lundi 3 juin, l’Organisation météorologique mondiale.

Pour l'OMM, l'épisode d'El Niño, qui s'est mis en place, il y a un an, touche donc bientôt à sa fin. Il est normalement suivi d'une période neutre, mais l'organisation révèle la probabilité que La Niña revienne sur le devant de la scène dans le courant de l’année. Elle "s’élève à 70% entre août et novembre. Cette probabilité est de 50 % pendant la période de juin à août 2024." 

La Niña, qu'est-ce-c'est ? 

Ce phénomène climatique se manifeste par un changement d'orientation des vents qui fait progressivement remonter des eaux froides des profondeurs, et fait chuter la température de l'eau du Pacifique équatorial. "Cette mise en place de La Niña aura des conséquences variables dans les différentes régions du monde : certaines seront plus humides, d'autres plus sèches, certaines plus chaudes, d'autres plus froides. Au niveau global, La Niña a un effet légèrement refroidissant, contrairement à son homologue chaud El Niño", comme l'expliquent nos confrères de Futura sciences.

Ces cycles El Niño-La Niña alternent normalement tous les trois à sept ans. "Cependant, on a observé cette dernière décennie des transitions plus rapides et plus intenses que d'habitude, qui sont possiblement une conséquence du réchauffement climatique", rappelle la Chaîne météo.

Serons-nous impactés cet été ? 

La Niña devrait officiellement s'installer entre juillet et septembre dans l'océan Pacifique. Mais son effet prend du temps à se mettre en place et à se répandre dans le monde. "Les conséquences en Europe de l'ouest, s'il y en a, ne se feront pas sentir avant la fin de l'été, au moins. Mais comme les conséquences d'El Niño vont s'atténuer (NRDL : temps perturbé, très humide et venté et plutôt doux), il est tout de même possible que l'été soit plus sec que ces derniers mois, surtout en fin de période estivale", rapportent nos collègues de Futura sciences

Quelles conséquences cet hiver ? 

Les conséquences pourraient être plus perceptibles cet automne et cet hiver. Lors des années La Niña, les hivers français sont globalement souvent plus précoces et plus froids.

Les prévisions pour l'hiver 2024/2025 demandent à être affinées. D'autant que d'autres paramètres font fluctuer le climat comme les gaz à effet de serre. "La fin de l’épisode El Niño ne s’accompagnera pas d’une pause dans le changement climatique à long terme, car notre planète continuera de se réchauffer sous l’effet des gaz à effet de serre, dont la spécificité est de piéger la chaleur", a déclaré Ko Barrett, Secrétaire générale adjointe de l’OMM.

2024 devrait donc être encore marquée par des températures anormalement élevées, entre l'effet décalé d'El Niño, et le réchauffement climatique qui continue à s'accentuer.

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