• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Orage de grêle près de Toulouse : quelles indemnisations pour les agriculteurs sinistrés ?

Poussés par les violentes rafales de vent, les grêlons ont littéralement haché les épis de blé, les tournesols et autres céréales. / © Chambre d'Agriculture de Haute-Garonne
Poussés par les violentes rafales de vent, les grêlons ont littéralement haché les épis de blé, les tournesols et autres céréales. / © Chambre d'Agriculture de Haute-Garonne

Des vents à 140 km/h, 30 mm d'eau tombés en 1/4 d'heure : un orage de grêle d'une rare violence a traversé la Haute-Garonne d'Est en Ouest dans la nuit du 19 au 20 juin. Les  agriculteurs de 57 communes ont été frappés : certaines parcelles sont détruites à 100%.... Et tous ne seront pas indemnisés.

Par YOdA

Dans le Lauragais, à l'Est de Toulouse, ce sont les "grandes cultures" qui ont été les plus gravement frappées par l'orage de grêle de jeudi dernier. Blé, orge, tournesol, et même petits pois, les champs présentent un spectacle de désolation : des tiges couchées, des feuilles littéralement hachées, et pratiquement tous les grains tombés au sol.
Les exploitants sont d'autant plus impactés, que c'est une année entière de travail qui a été réduite à néant en quelques minutes, par les éléments déchaînés.
 
Il ne reste plus que quelques rares tiges très abimées dans ce champ de tournesol du Lauragais / © Chambre d'Agriculture de Haute-Garonne
Il ne reste plus que quelques rares tiges très abimées dans ce champ de tournesol du Lauragais / © Chambre d'Agriculture de Haute-Garonne
  • Blé : on peut espérer au mieux une récolte de 4 à 5 quintaux par hectare.
  • Tournesol : même si certaines tiges reverdissent, elles ne pourront plus donner de fleurs ni de graines.
  • Petits-pois : la totalité des graines sont tombées au sol. La récolte était programmée 3 jours plus tard !

Tournée d'inspection

Des membres des services de la Direction Départementale des Territoires (DDT), et de la Chambre d'Agriculture de Haute-Garonne, se déplacent jusqu'au 29 juin dans chaque exploitation concernée. Objectif : expertiser les dégâts et orienter les exploitants vers les solutions d'indemnisations qu'ils peuvent voir mises en oeuvre.
En effet, le dispositif de "Calamité Agricole" s'applique aux maraîchers et aux petites surfaces agricoles, mais pas aux "grandes cultures" !
En théorie les producteurs doivent faire la démarche de s'assurer, mais le coût élevé des cotisations incite nombre d'entre eux à économiser sur ce poste comptable.

Ça va être une année très très difficile pour la trésorerie des agriculteurs,

déplore René Cazenave, agriculteur à Caraman

Leur seule chance de ne pas tout perdre, c'est la reconnaissance d'un état de "catastrophe naturelle": elle leur permettrait de toucher des indemnités au titre des pertes de fonds, et des pertes de récoltes sur prairie.
En parallèle Serge Bouscatel, Président de la Chambre d'Agriculture, a contacté le Conseil Régional d'Occitanie et le Conseil Départemental de la Haute-Garonne pour solliciter le déblocage d'enveloppes budgétaires, au profit des agriculteurs sinistrés.
En attendant les expertises continuent : ce n'est que fin juin que l'on connaîtra avec précision l'étendue des dégâts !
 
Occitanie : après l'orage de grêle, le Lauragais évalue les dégâts sur son agriculture

A lire aussi

Sur le même sujet

Sète : l’air pollué aux particules fines par les bateaux de croisière

Les + Lus