"Pleinement mobilisé", l'Etat répond aux accusations du maire de Toulouse concernant les campements illégaux

Dans un communiqué, la préfecture de Haute-Garonne assure mener une action "résolue sur les tentes et campements illicites" à Toulouse. Un réponse directe au maire Jean-Luc Moudenc. L'élu toulousain a signé un arrêté anti-bivouac pour mettre la "pression sur l'Etat".

La préfecture de Haute-Garonne assure que "Toutes les demandes de la mairie de Toulouse pour évacuer les tentes installées illégalement sur l'espace public ont été traitées dans les délais les plus brefs."
La préfecture de Haute-Garonne assure que "Toutes les demandes de la mairie de Toulouse pour évacuer les tentes installées illégalement sur l'espace public ont été traitées dans les délais les plus brefs." © PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/MAXPPP
Dans un communiqué de presse, la préfecture de Haute-Garonne assure mener au nom de l'Etat "une action résolue sur sur les tentes et campements illicites" à Toulouse et être "pleinement engagée dans le maintien de l’équilibre entre le nécessaire respect de l’ordre public, de la dignité humaine et des valeurs républicaines."

Une réponse directe faite au maire de Toulouse. Jean-Luc Moudenc a annoncé, jeudi 12 septembre, la signature prochaine d'un arrêté "anti-bivouac" afin de "de créer une pression juridique pour que l'État central prenne ses responsabilités."
 
Les services préfectoraux précisent : "À ce jour et pour l'année en cours, il a été accordé 48 octrois de la force publique par le préfet pour procéder à l'évacuation des personnes installées illégalement, sur la base des décisions de justice. Toutes les demandes de la mairie de Toulouse pour évacuer les tentes installées illégalement sur l'espace public ont été traitées dans les délais les plus brefs. De nombreux campements ont été évacués avec une évaluation et une prise en compte, en lien avec la mairie, des situations de chaque personne."
 
L'Etat assure être "pleinement mobilisé pour exercer ses responsabilités." De quoi renforcer un peu plus la polémique lancée depuis hier par le maire de Toulouse. 
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