Police de sécurité du quotidien : des effectifs supplémentaires pour le Mirail à Toulouse

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Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a indiqué que le Mirail faisait partie des 30 quartiers en France où de nouveaux moyens seraient affectés pour mettre en place cette nouvelle police de proximité.

Par FV avec AFP

Trente quartiers difficiles en France, dont Le Mirail à Toulouse, bénéficieront de "moyens supplémentaires" d'ici à janvier 2019 dans le cadre de la police de sécurité du quotidien (PSQ), a annoncé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb jeudi dans un entretien au Monde.

"Quinze à 30 policiers sélectionnés par les chefs de service viendront, dans chacun de ces quartiers, renforcer les effectifs", sans pour autant constituer de nouvelles brigades spécialisées, a affirmé le ministre, avant de lancer officiellement la PSQ, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, cet après-midi à l'Ecole militaire à Paris.

Ces quartiers sont décrits par M. Collomb comme des "territoires où la délinquance et les trafics ont augmenté de manière forte, où les habitants ont parfois peur de sortir de chez eux, de prendre le bus".

Ces quartiers de "reconquête républicaine", selon l'expression du ministre, sont ciblés en zone police : entre autres Trappes (Yvelines), les Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), le Mirail à Toulouse, le Neuhoff à Strasbourg, les quartiers nord de Marseille, Gros Saule à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et les Beaudottes à Sevran (Seine-Saint-Denis).

Qualifiant la PSQ de "méthode de travail" et de "nouvel état d'esprit", Gérard Collomb promet la "fin de la politique du chiffre" et de nouvelles modalités dans l'évaluation de l'action policière en associant les Français.

"Nous ne serons plus dans une politique du chiffre (...) Il nous faut mettre en place une évaluation qui associe la population au travers d'enquêtes de satisfaction. Je propose que ce soient les Français qui évaluent leur police, pas uniquement des séries statistiques", a-t-il avancé.

Le ministre, qui veut donner un second souffle aux instances locales de concertation, promet également une refonte de la formation initiale des policiers pour qu'ils "appréhendent davantage les problématiques sociétales, le management, le relation avec la population".

"Une bonne nouvelle" pour le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc

"C'est une bonne nouvelle, a réagi Jean-Luc Moudenc, le maire LR de Toulouse. On sait qu'il y a au Mirail de graves problèmes de délinquance, qui se sont d'ailleurs amplifiés ces derniers mois. Et puis c'est une bonne nouvelle car la condition que j'avais posée d'un accroissement des effectifs a été retenue et il y aura entre 15 et 30 policiers supplémentaires au Mirail".

Depuis septembre 2017, Toulouse était candidate pour expérimenter la police du quotidien mais en janvier dernier, le maire LR de la ville, Jean-Luc Moudenc avait conditionné la participation de sa ville à deux éléments

  • l'apport de renforts policiers indiquant que l'installation de la Police de Sécurité du Quotidien ne pourrait pas se faire à moyens constants et rappelant que Toulouse souffre déjà d'un manque de policiers par rapport à d'autres villes.
  • l'ambition de faire travailler ces nouveaux policiers de "proximité" sur "la lutte contre les stupéfiants, la radicalisation et le communautarisme".

Sur ce second point, Jean-Luc Moudenc se réjouit que le gouvernement ait choisi d'associer les mairies aux objectifs de cette future police de sécurité du quotidien. 

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