Les riverains de la base aérienne de Francazal ne supportent plus les manœuvres aériennes au dessus de leurs têtes

Excédé par le vrombissement des avions volant à basse altitude, le "collectif Francazal" - qui rassemble des riverains de cette base aérienne mlitaire - vient de lancer une pétition. Il demande au Préfet de la Haute-Garonne d'interdire les manœuvres d'entraînement dans le ciel de Toulouse.

La base aérienne de Francazal près de Toulouse est le point de départ de toutes les opérations d'urgence militaire des parachutistes de l'armée française.
La base aérienne de Francazal près de Toulouse est le point de départ de toutes les opérations d'urgence militaire des parachutistes de l'armée française. © MaxPPP
Le "collectif Francazal" rassemble des riverains de cette ancienne base aérienne de l'Armée de l'air, située à Cugnaux, au sud-ouest de la ville rose.
Il vient de lancer une pétition pour demander au Préfet de la Haute-Garonne l’interdiction des manœuvres militaires dans le ciel toulousain.
Cette pétition explique que ses signataires sont excédés par les nuisances sonores et la pollution atmosphérique que suscite ce type d’activité.

Bruit et pollution

Ils disent s’inquièter des “risques pour la santé et la sécurité des habitants du secteur ouest de la métropole toulousaine”.

Le vrombissement des moteurs sur la piste de Francazal et les rotations incessantes en direction de la zone de largage de Fonsorbes, qui s’effectuent à très basse altitude

sont les principaux reproches que font les riverains de Francazal.
De fait ces avions militaires survolent la Ville rose “pour assurer la formation et la qualification de soldats avant leur départ au Sahel” explique l’Armée de l’air.
Depuis fin 2017 l'aéroport est devenu le centre en France d'où partent les opérations d'urgence des parachutistes de l'armée de terre - notamment en exploitant les capacités du nouvel avion de transport militaire Airbus A 400 M :

au départ de la base de Francazal, il est possible de projeter, un groupement tactique aéroporté de l’échelon national d’urgence dans un rayon de 6.000 kilomètres. Autrement dit : on peut envoyer des troupes jusqu'au sud du Mali en seulement quelques heures

expliquait à l'époque le général Patrick Collet, commandant de la 11e brigade parachutiste, dans une interview à nos confrères de la radio France Bleu.
La base de Francazal, dont la moitié a été "démilitarisée" après 70 ans de service, a été choisie comme point de départ de toutes les opérations d'urgence militaire dans le monde, en s'appuyant sur l'expertise du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP) : un "privilège" que ne semblent pas trop apprécier ses riverains.

Un appui "présidentiel"

Preuve de l'importance accordée par la Défense nationale à cette nouvelle mission : c'est à Francazal que le président de la République Emmanuel Macron avait présenté ses "voeux aux armées" le 17 janvier 2019.
Depuis sa mise en ligne le mardi 12 mai dernier cette pétition a déjà recueilli 221 signatures en 3 jours : ses promoteurs espèrent franchir rapidement la barre fatidique des 500.
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