SNCF : en grève, les cheminots de l'équipement d'Occitanie demandent la création de 180 postes

Journée de mobilisation pour les agents de la SNCF. A l'appel de la CGT, un rassemblement était prévu à 10 heures 30 devant la direction de l'Infrapôle à Toulouse. Jusqu'à 14 heures, les agents sont réuni devant le cabinet médical pour demander la prise en charge, en interne, de la vaccination. 

Les cheminots en grève se sont réuni ce jeudi devant la direction de l'équipement de Toulouse pour demander de meilleures conditions de travail.
Les cheminots en grève se sont réuni ce jeudi devant la direction de l'équipement de Toulouse pour demander de meilleures conditions de travail. © Philippe Verdeil

Les cheminots du pôle de l'équipement font un appel au rassemblement ce jeudi devant leur direction de Toulouse. De 10 heures 30 à midi, ils se mobilisent pour demander l'embauche immédiate de 180 agents, des moyens matériels conséquents, une reconnaissance de leurs métiers et la ré-internalisation des missions de sécurité et de maintenance du réseau.

"De jours en jours nos conditions se dégradent et les effectifs sont en tensions permanentes. Les réponses que la direction nous a apporté lors de la dernière DCI sont insuffisantes", précise le tact appelant au rassemblement.

Une centaine de cheminots de l'Infrapôle, le pôle équipement et infrastructure de la Sncf réunie devant leur direction de Toulouse ce jeudi.
Une centaine de cheminots de l'Infrapôle, le pôle équipement et infrastructure de la Sncf réunie devant leur direction de Toulouse ce jeudi. © Philippe verdeil

"Beaucoup de compétences s'en vont"

Philippe Verdeil est délégué CGT- Cheminots. Il déplore l'externalisation du service de l'entretien du réseau aux entreprises privées, au détriment du travail des agents. Pour Philippe Verdeil, il n'est pas question de mettre dos à dos les sous-traitants et les cheminots, mais " les entreprises privées n'ont pas forcément les compétences nécessaires pour bien entretenir le réseau et on est obligé de reprendre les travaux. Au lieu d'utiliser nos compétences à faire de la prévention sur des problèmes récurrants, on intervient toujours au dernier moment, et beaucoup de compétences s'en vont".

"Les agents ne travaillent pas dans de bonnes conditions, confie Philippe Verdeil. Sur l'ex Midi-Pyrénées, il manque 180 agents, tous services confondus, pour assurer la sécurité des voies et l'entretien de la signalisation du réseau". Le manque de moyens humains et matériels impacte directement le service aux usagers : les retards des trains, les fermetures des lignes, sont autant de conséquences qui pourraient être évitées.

Une mobilisation pour la santé des agents

Pour la CGT, dans le contexte de pandémie actuel, le pôle santé interne à l'entreprise a un rôle à jouer dans la prévention et la protection des agents actifs ou retraités. Un rassemblement devant le Cabinet Médical Régional est organanisé de 12 heures à 14 heures ce jeudi pour demander à la direction de mettre en place les moyens nécessaires à la vaccination des agents.

"A la SNCF nous avons notre propre cabinet médical", explique Philippe Verdeil. C'est un outil qui nous permettrait d'assurer la vaccination de tous les personnels et ainsi désengorger l'hôpital public et les vaccinodromes. Nous sommes en contact avec les usagers, si on veut protéger les salariés de la SNCF, il faut se donner les moyens de le faire." 

Ce midi, les revendications des cheminots en grève porteront sur l’embauche de deux infirmier-e-s et d'un-e secrétaire médical pour consolider le cabinet médical en sous-effectif.

Le mouvement social des cheminots n'entrainera pas de perturbation pour les usagers ce jeudi.

Une nouvelle action des agents de conduite d'Occitanie est prévue ce vendredi 21 mai et pourrait engendrer retards ou annulations de trains.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
sncf économie transports mouvement social social santé société