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Stop au sexisme dans les transports en commun

© MaxPPP
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Tisséo et la ville de Toulouse s'engagent devant plusieurs associations à lutter contre le sexisme dans le métro. Alors qu'une femme sur 9 est victime d'harcèlement sexuel dans les transports public, seule 2% d'entre elles portent plainte. 

Par Delphine Gerard

87% des femmes ont déjà été victimes de harcèlement sexuel dans les transports publics. Grave constat d'une étude menée par la Fédération nationale des usagers du transport, la FNAUT, en 2016.

Avec en général, une absence de réaction ( dans 9 cas sur 10), la violence sexiste dans les métros ou les bus est une réalité. Mais difficile à chiffrer, puisque seulement 2% des femmes victimes osent porter plainte.
C'est pourtant ce qui s'est passé la semaine dernière, puisqu'un homme a été condamné à 3000 euros de dommages et intérêts pour une agression sexuelle dans le métro toulousain, après que sa victime a porté plainte.

Sifflements, questions intrusives, injures, menaces... Ces comportements de harcèlements sexistes sont difficiles à comptabiliser. Tisséo a recensé en 2016, 37 déclarations de cas d'harcèlement, d'exibitionnisme ou d'attouchement avérés. Il s'agit de 12% des incidents signalés par les femmes.

Ce mercredi, la ville de Toulouse et Tisséo ont reçu les représentants d'associations pour s'engager à lutter contre ce phénomène. Déjà, Tisséo est en mesure d'accompagner les victimes qui souhaitent porter plainte. Les services de sûreté-sécurité sont également sollicités. Enfin, une campagne de sensibilisation sur le sujet sera conduite sur le réseau en 2017.

En la matière, les réseaux sociaux sont assez actifs en matière d'alerte. L'an dernier, un jeune toulousain avait dénoncé sur son blog le harcèlement dont il avait été témoin dans le métro.
Au niveau national, la campagne projet Crocodiles raconte par la bande-dessinée des scènes de "harcèlement et de sexisme ordinaire". Une exposition issue de ce projet devait se tenir à Toulouse il y a deux ans à l'occasion des journées contre la violence faite aux femmes; elle avait été annulée par la mairie, qui avait jugé le contenu de certains propos "trop crus".

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