PHOTOS. Thomas Pesquet repasse son "permis de conduire" d'A350... à l'école de pilotage d'Airbus

L'astronaute passe sa "recertification" sur l'A350, "le meilleur cockpit dans lequel j'ai pu m'asseoir". Il annonce sur les réseaux sociaux, jeudi 24 février, qu'il fait sa rentrée dans les locaux de formation d 'Airbus à Toulouse (Haute-Garonne).

Thomas Pesquet revient à Toulouse pour se former. Il passe sa "recertification" sur l'A350. Il a annoncé sur les réseaux sociaux jeudi 29 février 2024, qu'il fait sa rentrée dans les locaux de formation d'Airbus.

"Je suis ravi de passer du temps dans les locaux de formation d'Airbus à Toulouse pour être recertifié sur l'#A350 (j'ai laissé tomber ma qualification de type lors de ma dernière mission spatiale, idiot… 😊), explique-t-il sur X/Twitter. C'est tout simplement le meilleur cockpit dans lequel j'ai jamais pu m'asseoir, et j'en ai vu pas mal maintenant 😊, je rayonne à chaque fois que je pilote cette brillante machine - ou même juste la simulation !".

Un environnement opérationnel réel

Comme à son habitude, l'astronaute prend le temps d'expliquer ses motivations. "La raison pour laquelle je continue de consacrer une partie de mon temps et beaucoup d’efforts supplémentaires à maintenir mes licences de pilote à jour est que je suis convaincu que piloter un avion à équipage multiple constitue la meilleure formation possible pour les vols spatiaux".

"Il s’agit d’un environnement opérationnel réel au rythme rapide, avec des systèmes technologiques complexes à maîtriser, un certain degré d’automatisation, de travail procédural et de coordination des équipages, comme tous les vaisseaux spatiaux".

L'Airbus training center dans lequel s'entraîne Thomas Pesquet est situé à Blagnac. Il occupe 6000m2 et fonctionne 24h/24. L'avionneur y donne des cours à des pilotes, des mécaniciens mais aussi des hôtesses et des stewards. Chaque année, 9.000 stagiaires de 160 compagnies viennent se former sur ce site. 

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"J'ai encore tellement à apprendre"

"De plus, j’ai acquis toutes les soft skills que j’utilise aujourd’hui dans mon métier d’astronaute… dans un cockpit en tant que pilote, poursuit Thomas Pesquet hyper-motivé. Conscience de la situation, prise de décision, communication, leadership, suivi, gestion du stress et de la fatigue, pour n'en nommer que quelques-uns, le tout sous pression et dans un environnement aux conséquences réelles (pas seulement une simulation)".

Humble et reconnaissant envers tous ceux qui l'ont formé, Thomas Pesquet précise : "mes journées à Air France, et mes vols aujourd'hui chez Novespace ou au centre d'essais en vol d'Airbus m'ont beaucoup aidé à réussir avec l'ESA (Agence Spatiale Européenne - ESA) et j'ai encore tellement à apprendre de ces sociétés et de tous les gens qui font d'eux ce qu'ils sont. Je suis reconnaissant de tout ce qu’ils partagent !

"L'un de mes rêves est qu'un jour, après avoir été témoin au cours de mes missions de l'énorme défi environnemental auquel notre planète est confrontée, je puisse faire partie du changement et aider l'aviation à accélérer sur la trajectoire qu'elle a empruntée pour réduire son impact, avec un peu de chance, pour atteindre zéro émission nette. Émissions ! Ce sont toujours de grands défis qui nous rendent meilleurs en fin de compte, alors relevons celui-ci". Sur Linkedin, l'astronaute développe encore davantage ses aspirations.