A Toulouse, l’arbre à algues absorbe la pollution dans l'atmosphère et rejette de l’oxygène

C’est un arbre d’un autre genre qui parade au centre des allées Jean Jaurès à Toulouse. Un curieux mobilier urbain, capable d’absorber autant de gaz carbonique qu’une centaine d’arbres grâce à ses microalgues qui rejettent de l’oxygène. 
 

Installation de l'arbre à algue, allées Jean Jaurès à Toulouse
Installation de l'arbre à algue, allées Jean Jaurès à Toulouse © Kyanos Biotechnologies
Son écorce est une cuve cylindrique blanche, ses branches sont des panneaux en bois et ses feuilles sont des plantes situées au sommet. C’est un drôle d'arbre, une sorte d'épurateur d’air nouvelle génération, contenant des microalgues qui nagent dans la cuve.
Elles se nourrissent de Co2 de l’air ambiant grâce à un système de pompage. Les microalgues absorbent les polluants présents dans l’atmosphère et rejettent de l’oxygène. Véritable filtre à air elles peuvent absorber autant de gaz carbonique q’une centaine d’arbres réunis. Lorqu’elles ont trop grossi, les microalgues sont utilisées comme engrais.
 

Un mobilier urbain expérimental

C’est un projet expérimental de la start-up toulousaine Kyanos Biotechnologies mené dans le cadre de la Smart City, programme de Toulouse Métropole qui a cofinancé avec Climate-Kic le dispositif.
 Une expérimentation alliant l’écologie et l’innovation. L’installation dans le quartier Saint-Cyprien des canopées urbaines avait ouvert le bal au printemps 2019.
 

Un prototype conçu par une start-up toulousaine

Créée en 2016, Kyanos Biotechnologies est une entreprise spécialisée dans la production de microalgues qui contribuent à lutter contre la pollution et le réchauffement climatique explique Vinh Ly le cofondateur et président de la start-up :

L’objectif est de vérifier la capacité dépolluante de ce mobilier urbain. Les microalgues sont les premiers organismes à faire de la photosynthèse depuis des millénaires, nous reconstituons cette technologie qui existe depuis des millénaires.


L’arbre à algues est un prototype, "nous voulons vérifier sa capacité à traiter et purifier  200 000 m3 d’air en un an, ce qui remplacerait une centaine d’arbres réunis. Notre métier c’est d'aider l’humanité avec la technologie des microalgues", rajoute Vinh Ly.
Des panneaux solaires et capteurs atmosphériques viendront se greffer à l’arbre au cours de l’année.

 
 
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